Enfin de l'air pour le conservatoire

Jérôme Diesnis

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Dans la chapelle rue Candolle, seuls de petits ensembles peuvent jouer.
Dans la chapelle rue Candolle, seuls de petits ensembles peuvent jouer. — Jérôme Diesnis/Maxele Presse

Ce fut un projet maintes fois annoncé, maintes fois reporté. « Beaucoup de promesses, peu de réalisations : on a appris à être prudent », note Marie-Thérèse Sales, représentante des parents d'élèves. Mais c'est finalement acté. Le conseil d'agglomération a voté ce mercredi le déménagement en 2017 du conservatoire, rebaptisé cité de la musique et des arts (ci-dessous), à l'EAI. « C'est une bonne nouvelle attendue depuis longtemps », confirme Claire Sala, professeur de flûte traversière.

Des lieux obsolètes


Les 1 416 élèves (80 % en musique, 20 % en danse) et leurs 90 enseignants étaient jusqu'à présent obligés de se diviser sur trois sites historiques mais totalement obsolètes. « Nos salles sont exiguës et en nombre insuffisant, reprend Claire Sala. Elles ne sont pas insonorisées, ni climatisées, alors qu'en raison de plaintes des riverains, nous n'avons pas le droit d'ouvrir les fenêtres. »

Faute d'auditorium dans l'enceinte de la rue Candolle, les grands ensembles s'expatriaient pour leurs concerts - « avec des coûts de transport importants », précise Marie-Thérèse Sales. « Il était temps de trouver des lieux plus fonctionnels », conclut le patron de l'agglomération, Jean-Pierre Moure (PS).