Retour en élite 2... avec une sacrée touche de féminité

Jérôme Diesnis

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Audrey Zitter porte le projet sportif.
Audrey Zitter porte le projet sportif. — Fédération française rugby à XIII

Le président de la fédération souhaite ramener le rugby à XIII dans les grandes villes. Mais lorsqu'il l'a appelé pour lui proposer d'intégrer l'Elite 2, la réponse de Gérard Sastre a fusé : « J'ai dit non, explique le vice-président de Montpellier, ex-pensionnaire de l'élite, victime d'une liquidation judiciaire un an plus tôt. On n'était pas prêt.  »

Une femme entraîneur


Gérard Sastre ne voulait pas mettre en péril l'équilibre d'un club qui a réalisé des miracles en DN1 (l'équivalent de la 3e division), atteignant les demi-finales des play-offs. Sans le sou, mais avec une poignée de joueurs et quelques dirigeants qui ont refusé de le voir disparaître.

L'aide au recrutement pour étoffer ce groupe soudé mais court quantitativement et l'organisation du magic week-end à Sabathé, les 22 et 23 septembre, où tous les clubs d'Elite 2 se retrouveront sur un week-end, l'ont finalement convaincu. « On veut faire vivre ce quartier, intégrer les associations, développer la formation et mettre à disposition de nos partenaires privés le barnum de 1 800m2. »

Sur le terrain, une femme va porter ce projet, une première dans l'histoire du XIII. Issue d'une famille de treizistes, Audrey Zitter entraînera l'équipe. « C'est un beau challenge, savoure la conseillère technique régionale. J'ai senti que les dirigeants ne me faisaient pas venir pour un coup de pub, mais parce qu'ils pensaient que je pouvaient leur apporter sportivement. » Avec deux objectifs : conserver le plaisir et apporter de la rigueur.

■ Avec Rochas

Alors que la totalité du groupe de la saison passée devrait être conservée, Montpellier enregistre le retour de Romain Rochas notamment. D'autres joueurs s'apprêtent à intégrer le squad.