Une couveuse pour les projets sur le mouvement

Nicolas Bonzom

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Nicolas Bonzom

Neuf ans après le lancement du projet et dix-huit mois après la pose de la première pierre, le centre EuroMov est sorti de terre, lundi, sur le campus de la faculté de sports. Ce bâtiment de 2 340 m2, paré d'une finition en bois, a coûté 7 millions d'euros à la région et au conseil général. « Cet espace regroupe les forces de la technologie et de la recherche autour des problématiques des mouvements humains, confie le directeur Benoît Bardy. Nous accompagnons les futurs entrepreneurs dans leurs projets. »

Un robot géant


Des physiologistes, des médecins, des roboticiens, des informaticiens et des sociologues travailleront en partenariat, afin de réaliser les rêves de jeunes créateurs d'entreprises. « Nous avons l'opportunité d'être dans le même couloir que des chercheurs, c'est un gain de temps et d'efficacité », note Antoine Seilles, fondateur de Natural Pad, une start-up montpelliéraine qui conçoit des jeux vidéo type Space Invaders pour des usages dans le domaine de la santé et de la rééducation. Cette entreprise est la première à signer un bail au sein du centre européen.

Plusieurs technologies de pointe sont à la disposition de ces locataires : un robot géant, unique en France, qui étudie le comportement de personnes au bout d'un bras articulé ou un système de capture de mouvements de performances musicales (photo). « Pour une entreprise, c'est un lieu de rencontres, qui permet de s'ouvrir à d'autres marchés », assure Jacques Van Coppenolle, distributeur du Eeegosports, un enregistreur de données.

■ Financé par le CPER

Le projet de l'EuroMov a été financé dans le cadre du CPER 2007-2013, le contrat de projets État-région, qui s'est engagé dans la création d'infrastructures ou le soutien à des filières d'avenir.