Retour vers le futur pour le PS

Élections municipales s quatre candidats à l’investiture locale à Montpellier étaient reçus à Paris, mercredi soir

Jérôme Diesnis

— 

L. Beaud (en h. à g.), H. Mandroux, J.-P. Moure (en b. à g.), P. Sorel (en b. à dr.). Elections Montpellier
 
L. Beaud (en h. à g.), H. Mandroux, J.-P. Moure (en b. à g.), P. Sorel (en b. à dr.). Elections Montpellier   — Jérôme Diesnis / Maxele Presse / 20 Minutes

Quinze jours plus tôt, la direction nationale du Parti socialiste avait tapé du poing sur la table. Mais alors qu’elle menaçait les candidats à l’investiture aux municipales à Montpellier d’avoir recours à des primaires citoyennes s’ils ne trouvaient pas d’accord, elle a fait machine arrière mercredi soir.

L’accord est un vœu pieux. Et l’intransigeance des candidats l’a au contraire contraint à changer de ton.
Le bureau national du PS ne parvient  toujours pas à choisir l’une des trois options pour départager le mode d’investiture: primaires citoyennes (voulues par Philippe Saurel), primaires internes (réclamées par Jean-Pierre Moure) ou investiture de la maire sortante Hélène Mandroux, au nom de la parité.

Le choix a été à nouveau reporté, au 14 juillet. «La règle change tout le temps, s’agace Philippe Saurel, le seul à s’exprimer devant la presse. Le chemin est simple pour la direction nationale. Et je cite : "Nous faisons ce que nous voulons." Je commence à en avoir assez de la tutelle de Solférino.»

5 juillet, dernière tentative

La fermeté des candidats ne laisse guère de marge de manœuvre à Solférino. Jean-Pierre Moure bénéficie du soutien de l’appareil socialiste local et repousse toute idée de compromis. Hélène Mandroux est implacable sur son refus de participer à des primaires, exprimé pour la première fois le 15 avril dans nos colonnes.

Les 5 et 6 juillet, Alain Fontanel (secrétaire national aux fédérations) se rendra à Montpellier pour tenter une dernière médiation. Alors que pointe la menace d’une liste dissidente et le risque pour le PS de perdre la huitième ville de France, il y a fort peu de chance qu’elle aboutisse.

Seul le Front national a fait son choix

Le FN a investi sa tête de liste, France Jamet. L’UMP attend le feu vert de l’institut régional du cancer pour Jacques Domergue, dont il est le directeur. La direction de l’UDI va départager Anne Brissaud, Joseph Francis et Thierry Tsagalos. A la rentrée, les militants d’EELV devraient choisir entre Mustapha Majdoul et Jean-Louis Roumégas. Le parti de gauche place Muriel Ressiguier comme candidate au Front de gauche, en attendant la position (octobre) du PC.