Violent coup de frein sur la ligne à grande vitesse

Transports Le tronçon Montpellier erpignan serait repoussé à 2030

Jérôme Diesnis

— 

150 km de ligne entre Montpellier et Perpignan en mal de financement
150 km de ligne entre Montpellier et Perpignan en mal de financement — C. VILLEMAIN / 20 MINUTES

La ligne à grande vitesse (LGV) à 300 km/h entre Montpellier et Perpignan est menacée. Selon L'Usine nouvelle, la commission Duron, chargée de définir les priorités parmi les 70 projets du schéma national des infrastructures de transport, a repoussé le projet au-delà de 2030 (au plus tôt). Alors que les caisses de l'Etat sont vides, le coût de ces 70 projets est estimé à 245 milliards d'euros. L'arbitrage de la commission devrait être confirmé le 26 juin, jour de remise du rapport au gouvernement.

De 5, 5 à 7 milliards d'euros


Pour la région, le coup serait dur. « Les bruits qui courent concernent le rapport d'une commission, précise le président de la région Christian Bourquin (PS), prudent. Cela ne présage pas de la décision politique qui, elle, prendra en compte la dimension aménagement du territoire. » Le désenclavement de l'ouest de la région, le développement du TER à 1 € et de la future gare TGV Montpellier Sud de France sont liés à la mise en œuvre de la LGV dont le coût est estimé entre 5, 5 et 7 milliards d'euros. Le 4 juin, Jean-Pierre Moure (PS) a confirmé l'engagement de l'agglomération qu'il préside et rappelé le « levier considérable de développement » que représente cette ligne, dans un courrier au ministre des transports Frédéric Cuvillier. « La LGV doit rester une priorité, précise la maire Hélène Mandroux (PS). Elle est conçue comme une ligne mixte desservant des trains de voyageurs et de fret. Ce qui ne sera pas sans conséquence sur l'offre d'équipements publics. » Et l'emploi.

■ Nîmes - Montpellier

Objet d'un marché public avec le consortium Oc'via, le contournement de Nîmes et Montpellier (80 km de lignes) ne peut être remis en question. Le chantier sera achevé en 2017.