Il ne demande qu'à en rire

Jérôme Diesnis

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A 70 reprises, Artus a été plébiscité par les téléspectateurs sur France 2.
A 70 reprises, Artus a été plébiscité par les téléspectateurs sur France 2. — Sophie Lafine

«J'ai vite compris qu'il était en dehors du circuit. » Elle en sourit maintenant, Pascale. Et se rappelle avec délice cette phrase qu'elle lui répétait : « Le seul verbe que tu sais conjuguer, c'est jouer. » Bien des années plus tard, à 25 ans, son fils Victor Artus Solaro, devenu Artus sur scène, conjugue le verbe à toutes les sauces. Normal, pour ce Montpelliérain qui faillit devenir... cuistot. « Faire du théâtre mon métier me semblait trop dur. J'ai passé un bac pro cuisine comme parachute. »

Repéré au off d'Avignon


Il s'était donné deux ou trois ans pour faire le tour des écoles parisiennes, « dont aucune ne [l']a convaincu. » Alors il a écrit son premier one-man show... et s'est fait repérer en 2011 au festival off d'Avignon par l'équipe de « On ne demande qu'à en rire », l'émission de Laurent Ruquier, dont il est devenu l'un des tauliers. « Un superbe tremplin, mais le plus dur sera de se débarrasser de cette étiquette. Sur scène, mon humour plus noir surprend. » Il prépare un spectacle pour la rentrée et planche sur des séries courtes à la télé. « Il est généreux sur scène comme dans les plats qu'il confectionnait », reprend sa maman. La preuve : à 70 reprises, les téléspectateurs ont redemandé du rabe.

■ A L'Amuse théâtre

Ces jeudi et vendredi (20 h 30), il joue « Artus de A à S » (tarifs : de 16 à 20 €) à L'Amuse théâtre (Le-Crès). Il a en partie racheté cette salle, preuve de son attachement à sa région et au métier.