Drikus Hancke, la belle fin d'un géant sud-af'

Jérôme Diesnis

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Il en rigole encore. « J'étais venu pour huit mois, je suis resté presque huit ans. » Lorsqu'il a posé ses valises à Montpellier, en 2005, Drikus Hancke n'était que le joker médical de l'international anglais Alex Colding. « Ma femme n'était même pas venue m'accompagner puisque je ne pensais pas rester. »Huit ans et 198 matchs plus tard, c'est en capitaine que le deuxième ligne sud-africain va dire adieu au stade Yves-du-Manoir. Dans l'ombre toute sa carrière, ce deuxième ligne de devoir venu de Port-Elisabeth touche un bout de lumière méritée.

« Beaucoup de fierté »


Ici, il aura tout connu, de la galère jusqu'à la finale du Top 14, . « J'ai beaucoup de fierté à finir comme capitaine, car Montpellier est devenu une grande équipe. Le club que je quitte n'est pas celui que j'ai découvert. » Ils furent jusqu'à dix Sud-Africains à porter simultanément le maillot du MHR. Il les a vu passer, il est resté, il restera. A 34 ans, Hancke est devenu montpelliérain dans l'âme. « Je vais rester dans la région. Mes enfants sont nés à Saint-Roch, j'aimerais m'impliquer au club avec les jeunes. On va voir. »

Les souvenirs, c'est bien sûr l'épopée jusqu'à la finale il y a deux ans, son premier match à Paris, le maintien arraché à la dernière journée contre Perpignan. « Il fallait qu'Agen perde dans le même temps. Quand on a su que c'était le cas, on a sauté sur le terrain alors qu'il restait vingt minutes à jouer. » Montpellier est un jeune club. Il perd une figure emblématique.

■ A domicile ?

Montpellier peut encore disputer le barrage à domicile à condition de s'imposer avec le bonus contre Perpignan samedi et compter sur une victoire non bonifiée du Racing d'au moins 8 points contre Castres.