« On a été battu par plus fort que nous »

Propos recueillis par Jérôme Diesnis

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Le coach Valery Demory.
Le coach Valery Demory. — Nicolas Bonzom / Maxele Presse

Après avoir dominé la phase régulière, les filles de Lattes-Montpellier se sont inclinées samedi lors de la belle contre Bourges (54-64).

Attribuez-vous cette défaite à la différence d'expérience ?

Je ne sais pas, mais il n'y a pas eu photo lors de la belle. Elles ont fait un super match, ont toujours trouvé des solutions offensives avec une très haute adresse (58 %). On n'a jamais su les contrecarrer. Céline (Dumerc) sur deux trois paniers de fou nous empêche de recoller. C'est la classe des grandes joueuses. A l'inverse, on s'est précipité.

Comment l'expliquez-vous ?

Par des mauvais choix et sûrement une bonne défense adaptée de Bourges. Après, la confiance, le mental… Jouer les grands événements, ça aide. On a été battu par plus forts que nous. Les regrets, on peut les avoir sur le deuxième match, pas le troisième. J'ai cherché des solutions, en vain.

C'est dur après une si belle saison…

Si on faisait du foot ou du hand, on serait champion. Mais au basket, il y a les play-off. Bourges a de l'orgueil, ils l'ont prouvé sur les deux matches. On n'est pas encore à leur hauteur. Il nous manque beaucoup de chose. A l'aller, même si Bourges n'a pas été très bon, on a joué notre basket. Là, chez nous, on n'a pas joué notre basket.

Vous vous êtes crispés ?

Sûrement. On a rêvé, on a fait rêver une salle, une ville. C'est ce que l'on recherche dans notre métier. C'est la preuve aussi que le sport féminin peut drainer beaucoup de monde. On s'approche du Graal, mais Bourges est encore devant nous. On a deux jours pour se laver la tête et relever la tête avant la finale à Bercy. On doit finir notre saison en beauté, ne serait-ce que pour Edwige (Lawson-Wade qui a annoncé sa retraite).