Des super-héros ordinaires

NICOLAS BONZOM

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Un ouvrier en démolition, sous les traits de La Chose, des " 4 fantastiques ".
Un ouvrier en démolition, sous les traits de La Chose, des " 4 fantastiques ". — nicolas bonzom / MAXELE PRESSE

L'âme d'un super-héros sommeillerait en chacun de nous. L'IUFM (Institut de formation des maîtres) de Montpellier accueille une exposition de Dulce Pinzon, qui a photographié des travailleurs immigrés mexicains, à New York, sous les traits de célèbres personnages de comics américains. « C'est l'exemple même du héros qui passe inaperçu, souligne l'artiste. Il travaille souvent de très longues heures dans des conditions extrêmes, et économise sur son salaire, si bas soit-il, pour l'envoyer au Mexique, à sa famille. » Sacrifiant ainsi parfois des centaines de dollars par mois pour leur communauté.

Spiderman, Catwoman, Superman et les autres...


La véritable histoire des super-héros montre notamment Bernabe Mendez, un laveur de vitres dans le costume de Spiderman, Noe Reyes, un livreur de pizzas dans les collants de Superman, Roy Acosta, un policier portant le masque de Captain America ou Minerva Valencia, sous les traits de Catwoman. « C'est une exposition qui n'est absolument pas superficielle et qui va bien au delà de l'image colorée », confie Carole Colnat, l'agent montpelliérain de Dulce Pinzon. Une vingtaine d'oeuvres au total explorent le quotidien difficile de ces immigrés sud-américains.