Les animaux aux petits soins

Jérôme Diesnis

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La psychologue Paméla Didier et Timy, l'un des oiseaux élevés à la main.
La psychologue Paméla Didier et Timy, l'un des oiseaux élevés à la main. — ADPsy

A la lisière de la garrigue, un chien obéit à un jeune homme. Cette scène serait banale si elle n'était le fruit d'une longue thérapie entamée plusieurs mois plus tôt. « Pour qu'un animal obéisse, il faut s'affirmer sans lui hurler dessus, ni montrer des signes de faiblesse », souligne Paméla Didier, psychologue clinicienne et neuropsychologue, directrice de l'association ADPsy, basée depuis 2009 à Saint-Georges d'Orques.

18 animaux élevés spécialement


Le nouveau centre dont l'association a pris possession en janvier, n'a rien d'une clinique. Les patients y sont notamment pris en charge par la médiation animale. Des victimes de maltraitances, des jeunes en conflit, des autistes… Mais aussi des personnes en situation de handicap moteur ou cérébral, encouragés à surmonter leur handicap par la présence d'un animal, utilisé comme objet de médiation ou de transfert. « Après avoir réalisé un projet pour le patient, la médiation animale entre en jeu comme support, pour rendre cette thérapie moins coûteuse en terme d'énergie », reprend Paméla Didier. L'association compte 18 animaux, des oiseaux élevés à la main à la chèvre nourrie au biberon, éduqués dans ce but thérapeutique.