Une autre facette du mécénat

Jérôme DIESNIS

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Artus, star de la télé, à l'affiche du Kawa théâtre, qui bénéficie du mécénat.
Artus, star de la télé, à l'affiche du Kawa théâtre, qui bénéficie du mécénat. — Kawa théâtre

Bertrand Mayet n'en a pas cru ses oreilles : « Je pensais que le mécénat culturel était réservé aux grosses entreprises par les grosses entreprises. J'ai découvert que ce n'était pas le cas. » Grâce à ce soutien, le patron du Kawa théâtre devrait pourtant bénéficier du petit coup de fraîcheur qu'il souhaite redonner à sa structure.

« Excellente gestion humaine »


Trois chefs d'entreprise se sont proposés de l'aider. Non pas sous forme numéraire, comme cela arrive dans 88% des cas, mais de mécénat de compétence. Autrement dit la mise à disposition d'un salarié pour exécuter un acte au profit de la structure culturelle. Un soutien défiscalisé là aussi à hauteur de 60% pour les mécènes (et jusqu'à 0, 5% du chiffre d'affaire). La Chambre de commerce et d'industrie et la Drac (Direction régionale des affaires culturelles) ont évoqué ce mercredi cette forme de mécénat - il existe aussi le mécénat en nature (le prêt de matériel) - encore trop méconnue au Kawa théâtre. « Au sein de l'entreprise, c'est une excellente gestion des ressources humaines, d'autant que l'on peut aussi valoriser la compétence de l'un de ses salariés, évoque Véronique Cottenceau, chargée de communication mécénat à la Drac. On donne de l'argent sans en avoir l'impression car le temps c'est de l'argent. » La défiscalisation est habille et positive pour l'image de l'entreprise.