Laetitia Philippe n'a pas peur des garçons

Jérôme Diesnis

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Laetitia Philippe, à Grammont.
Laetitia Philippe, à Grammont. — Jérôme Diesnis / Maxele Presse

Jour d'entraînement spécifique. Ils sont tous là, les gardiens du centre de formation de Montpellier, jusqu'aux U17. Tous... et Laetitia Philippe. « Ça m'aide à me surpasser. J'aime montrer que même une fille sait jouer au foot. J'ai besoin de trouver des challenges, des sources de motivation. » Une question d'habitude : jusqu'à 15 ans, avant de rejoindre Clairefontaine, elle s'entraînait et jouait avec les garçons dans son club de Rumilly.

« Le plus gros potentiel français »


Elle a été éloignée des terrains pendant la quasi-totalité de la saison pour une succession de blessures, entrecoupées de tentatives avortées de retours. La jeune (21 ans) Montpelliéraine s'est appuyée sur ce que son amie, Aurore Aldon, coresponsable de l'école de foot féminine, définit comme « un très gros mental. C'est une fille simple, avec un cœur grand comme ça. Elle a pris énormément sur elle pendant sa blessure. »

Son déséquilibre serait venu... des dents de sagesse, ôtées depuis. Son retour depuis trois matchs est concluant. « Laetitia figure parmi les toutes meilleures gardiennes en France. C'est certainement le plus gros potentiel pour atteindre le très haut niveau », savoure son entraîneur Sarah M'barek. L'équipe de France, elle l'a connue à trois reprises. « Elle a été blessée au mauvais moment. Mais elle a beaucoup de recul sur la vie à son âge », reprend la coach. Confirmation de l'internationale : « Je suis jeune, je me laisse le temps pour y arriver. J'aurai de nouveau ma chance. »

■ à Sussargues

Montpellier (3e) reçoit Lyon, champion de France et leader de D1, dimanche (17 h) sur le terrain synthétique Jules-Rimet à Sussargues. Les championnes d'Europe sont invaincues en France et en Europe depuis le début de la saison.