DANSER contre les violences

nicolas bonzom

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Des femmes, mais aussi quelques hommes, ont dansé sur la Comédie jeudi.
Des femmes, mais aussi quelques hommes, ont dansé sur la Comédie jeudi. — NICOLAS BONZOM / MAXELE PRESSE

Tandis que certains se disputaient les dernières roses rouges de la Saint-Valentin chez les fleuristes de la Comédie, quelque 200 Montpelliérains ont répondu à l'appel de six associations à l'occasion du V-Day. Comme partout dans le monde, l'objectif de la flashmob était de danser pour signifier un ras-le-bol face aux violences faites aux femmes. 1 400 plaintes auraient été déposées pour des agressions intra-familiales en 2012 dans le département (+ 15 % par rapport à 2011). « Sachant qu'on estime à 10 % la part des femmes qui osent réellement porter plainte », confie Coline Erlihman, déléguée aux droits des femmes à la préfecture. En France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint.

« Il faut sortir de cette


société patriarcale »


Anne Millot, la directrice du planning familial de Montpellier, est confrontée quotidiennement au fléau de la violence. « Cette situation n'est plus tolérable en 2013, souligne-t-elle. Au sein de nos groupes de parole, les problématiques des viols ou de mariages forcés sont souvent évoqués. Nous ne sommes pas en bagarre contre les hommes, mais l'idée est simplement de dire qu'il faut sortir de cette société patriarcale. »

■ DES nuits à l'hôtel

A Montpellier, des nuitées sont réservées dans certains hôtels pour les femmes battues qui quittent le domicile conjugal. Même au milieu de la nuit.