Le phénomène « spotted » débarque à montpellier

nicolas bonzom

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«A toi, la belle brune de la ligne 3 du tram, je vais te faire un poème... » Depuis plusieurs semaines, les messages d'amour entre étudiants pleuvent sur Facebook. Le phénomène « spotted » (« repéré » en français), né dans les universités anglo-saxonnes, sévit depuis peu sur les campus montpelliérains.

Des messages anonymes


« Chacun adresse anonymement des poèmes ou des messages à la personne qu'il a croisé sans oser l'aborder, précise B., étudiant en droit et concepteur de la page Spotted Campus Montpellier. C'est un ami venu d'Angleterre qui a eu l'idée d'importer le concept dans notre ville ! » Plus de 8 200 personnes composent la communauté. « Beaucoup sont là pour rigoler, reprend-t-il. Mais on a déjà des retours d'étudiants qui ont rencontré leur petite amie comme ça ! » Des dizaines de poésies maladroites ou de confidences enflammées sont envoyées quotidiennement à la « Spotted crew » depuis son lancement le 14 janvier dernier. « On reçoit une quarantaine de messages par jour », assure B. Un succès qui semble donner en inspirer d'autres. L'école Sup de Co ou les lycées Mermoz et Monnet regroupent des centaines d'habitués sur leurs pages Spotted. « Ca pourrait remplacer les sites de rencontres », confie Maxime, le concepteur de Spotted UM-I. « Tu es brun et barbu, déjà de mon rétro, je vois que tu es beau » lance une utilisatrice, comme une bouteille à la mer.

■ l'avis des étudiants

Sur le campus de l'UM-II, les étudiants sont intrigués. « Le Spotted est gratuit, c'est bien, car les sites de rencontres sont hors de prix », souligne Clément, 22 ans. « Ca casse un peu le charme de la rencontre, mais pourquoi pas » reprend Amélie.