Puisque c'est la sinistrose, il ne demande qu'à sourire

Jérôme Diesnis

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L'affiche de cette XVIe édition.
L'affiche de cette XVIe édition. — Chrétiens et cultures

Le XVIe festival chrétien du cinéma débute ce week-end au Corum. Après des débuts timides, en 1997, il a depuis trouvé son public. Son thème cette année est œcuménique : « Souriez, je vous prie ». « Le sourire c'est l'oxygène de l'âme », évoque le père Christian Doumairon, son directeur. Il s'achèvera le 3 février... C'est l'une de ses particularités. Toutes les projections, à l'exception de la soirée inaugurale et d'un crochet à Prades-le-Lez, ont lieu salle Rabelais (27, bd Sarrail).

Une ouverture à tous les publics. Le père Christian Doumairon se souvient des débuts difficiles. « Les gens ont cru qu'on allait passer la vie de Jésus et de Sainte-Thérèse.» La programmation éclectique fait au contraire la part belle aux films grand public. «Ce qui nous intéresse, c'est que le cinéma apporte de la vie, sur un plateau. »

Revisiter des chefs-d'œuvre. Les six membres du comité de direction ont sélectionné quelques films cultes pour le bonheur de revoir de classiques sur grand écran. Le Cirque de Charlie Chaplin, La Gloire de mon père, Le petit monde de Don Camillo se nichent au milieu de films récents.

Egalement pour les enfants. Autrefois projeté dans plusieurs communes, le festival enfant a dû réduire la voilure. « Il faut désormais louer une clé analogique, pour laquelle chaque projection est facturée. On ne peut pas l'assumer. Nous ne projetons que des bobines si les salles le permettent encore. » C'est notamment le cas à Rabelais.

L'ouverture au court-métrage. «Le festival offre une aide aux jeunes réalisateurs de la région», savoure Philippe Saurel, adjoint à la culture. Leurs courts-métrages seront projetés ce samedi (17 h 30, gratuit). Le lauréat aura les honneurs du Corum, le lendemain, en ouverture de la semaine.