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nicolas bonzom

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Miekki et ses serpents Sultan et Isis, en représentation le 19 décembre.
Miekki et ses serpents Sultan et Isis, en représentation le 19 décembre. — Christian Peyrusse

Tout près des universités, Miekki Wzniosly partage son petit studio avec Sultan et Isis, deux boas constrictors de 2 et 3 ans. Tandis que ses voisins d'amphithéâtre jouent les nourrices ou livrent des pizzas, cette étudiante de 21 ans en neuropsychologie arrondit ses fins de mois avec son activité de charmeuse de serpent. « Je suis d'abord danseuse orientale », confie la Montpelliéraine, dont la maman est d'origine polonaise et le papa espagnol. En 2008, cette passion pour les rythmes méditerranéens l'avait même conduit en demi-finale de l'émission « Incroyable talent » sur M6. « J'ai ensuite voulu rajouter quelque chose à la danse, pour me distinguer un peu, reprend-t-elle. J'ai toujours été en admiration devant les reptiles. J'ai donc décidé de lier mes deux grandes passions. »

Les enfants adorent


Depuis plus d'un an, la jeune femme multiplie les représentations avec ses boas dans des écoles, des mariages ou des discothèques. Ses serpents ne sont pas les seuls à se laisser charmer. « Je fais évoluer le serpent sur mon corps, reprend-t-elle. J'improvise. Et puis il y a le baiser de la mort, le clou du spectacle... quand je mets la tête du boa dans ma bouche. » Le 19 décembre, Miekki et ses colocataires rampants avaient rendu visite aux petits Montpelliérains du centre d'éducation spécialisée pour déficients auditifs (Cesda). « Les enfants ont adoré, souligne Lisette, la secrétaire de l'établissement. Ils ont dansé avec les serpents. En revanche, je me souviens que les adultes étaient scotchés de peur  ! »

Mordue une seule fois


Les incidents sont rarissimes. Miekki n'a été mordue qu'une seule fois, au biceps, lors d'un show de snake charmer. « Rien de grave, assure-t-elle. Je fais confiance à mes serpents. J'adore leurs regards. J'établie un contact doux avec eux et je respecte un climat de 22 degrés minimum. Je prépare de bons petits plats : des rats au bain-marie. » L'étudiante est néanmoins consciente que l'on puisse avoir peur, puisque de son côté elle est... arachnophobe. « Je hurle quand je vois une araignée, confie-t-elle. Mais toutes ces légendes urbaines sur les reptiles sont fausses. Ce sont de vrais compagnons de vie. » W