Sup de Co fait la chasse aux fautes

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« Certains élèves font trop de fautes d'orthographe », confie Charlotte Reboud, intervenante à Sup de Co Business School. L'établissement montpelliérain a pris le taureau par les cornes en étant la première école du top 15 français à imposer à 555 de ses élèves le passage de la certification Voltaire, un examen orthographique et grammatical. « Nous brisons un tabou, reprend l'enseignante et responsable de la remise à niveau. Le score obtenu est en train d'acquérir une vraie reconnaissance. » Après les Master en décembre, c'était mardi au tour des 105 Bachelor (post-baccalauréat) de plancher sur l'épreuve de 3 h 15 composée d'une dictée et de questions.

Un enjeu pour les recruteurs


Trop de fautes dans un courrier semble être en effet un facteur rédhibitoire pour les chefs d'entreprises. « On retrouve dans la maîtrise de l'orthographe d'un candidat un niveau d'engagement qui correspond à ce que l'on attend dans le monde de l'entreprise » confie Stéphane Reboud, le directeur PME / PMI de Dell, qui emploie 950 personnes à Montpellier. Selon une étude du cabinet Robert Half (2012), 82 % des recruteurs estiment qu'un CV doit être bien orthographié pour être recevable. Parmi eux, 60 % passeraient les candidatures à la trappe dès deux fautes. « Ça pèse dans la balance, confie Paul-Louis, 18 ans, à sa sortie de l'amphithéâtre. J'ai la chance que ma mère m'ait fait travailler. » « Avec l'examen, j'ai acquis de nouvelles bases, reprend Auriane. Mais j'ai des lacunes. » La faute à Voltaire ? W N.B.