La fermeture a été évitée à tout prix

Jérôme Diesnis

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Sur la façade, le logo d'Aushaka est l'unique souvenir de la crèche d'entreprise accueillant 23 enfants. Depuis le 21 décembre, la structure, sise au Millénaire, a échappé à la liquidation judiciaire grâce au rachat par Peolple and Baby et l'autorisation de la PMI (Protection maternelle et infantile, gérée par le conseil général) et la Caf (Caisse d'allocation familiale) de son passage en PSU (Prestation de service unique) vers une Paje (Prestation d'accueil du jeune enfant). Et sa transformation en deux micro-crèches, Confettis et Scoubidou, de dix places chacune, dont la seconde ouvrira dans le courant du mois.

Sept emplois sur neuf sauvés


Ce changement de statut a entraîné une hausse des frais de garde souvent spectaculaire pour les parents (ci-contre) «Il s'agissait de la seule solution pour échapper à la liquidation judiciaire. Le modèle existant n'était pas pérenne, nous n'avons d'ailleurs pas pu reprendre le passif, trop important», souligne Charles Benoist, directeur du développement de People and Baby, « fier d'avoir pu sauver la quasi-totalité des emplois (7 sur 9) dans un dossier compliqué. »

Endettée à hauteur de 380 000 €, Aushaka n'a jamais trouvé l'équilibre, faute de partenariat avec les entreprises. Le poids lourd du secteur (1 500 salariés, 50 crèches) pense surmonter ces difficultés, alors que le but est de retourner en PSU, à terme. « On apporte notre savoir-faire et notre concept, reprend Charles Benoist. Les places sont accessibles aux salariés, y compris à côté de leur domicile, pas forcément de l'entreprise. » ■

■ Onze places disponibles

Alors que trouver une place en crèche relève du parcours de combattant, l'arrivée sur le marché de ces deux microcrèches libère onze place, pour les entreprises, mais aussi les particuliers. L'amplitude horaire de la garderie va de 7 h 45 à 18 h 45. Contact : 06 58 45 62 65.