Jusqu'à dimanche, l'Agora se souvient de son créateur

nicolas bonzom

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Le chorégraphe Dominique Bagouet (archives).
Le chorégraphe Dominique Bagouet (archives). — marc ginot

Dans les allées de l'Agora, l'hommage résonne comme une évidence. « Pas une journée ne s'écoule sans que nous pensions à Dominique Bagouet », confie Jean-Paul Montanari, le maître des lieux. Le chorégraphe et premier directeur du centre, disparu le 9 décembre 1992, à 41 ans, s'est évertué, dès 1980, à hisser Montpellier parmi les capitales de la danse. « Il a convaincu Georges Frêche de créer l'Agora en ville, reprend Jean-Paul Montanari. Il ne l'a jamais vu achevé. » Une semaine de rendez-vous gratuits (à l'exception du spectacle) est organisée rue Sainte-Ursule, jusqu'à dimanche.

Des projections. Des soirées sont proposées autour d'images méconnues de Dominique Bagouet. Ce mardi soir, les films projetés évoqueront son enfance ou ses derniers pas sur une scène.
Ce mardi, dès 19 h à l'Agora (salle Béjart).
Conférence sur le sida. « Dominique est mort du sida, souligne Jean-Paul Montanari. Il ne faut pas le cacher. » Une conférence sur ce thème donnera la parole à Monsef Benkirane, directeur au CNRS de Montpellier. « Nous avons ici un centre de recherche sur le VIH Les chercheurs avancent », précise-t-il.

Un spectacle. Le chorégraphe allemand Raimund Hoghe met en scène Si je meurs, laissez le balcon ouvert, un hommage par huit interprètes (dont la Montpelliéraine Mathilde Monnier) autour du « regard que peut porter le monde sur une personne mourante ».
Samedi, à 20 h à Opéra Comédie. De 14 à 20 €.
Un flash-mob. Les Montpelliérains peuvent apprendre des chorégraphies (de 7 minutes) du répertoire de Dominique Bagouet (lescarnetsbagouet.org). Dimanche, sur la place de la Comédie, une centaine de personnes est attendue. « Douze villes prendront le relais, dont Carcassonne, Paris et Lyon » explique le danseur Jean-Pierre Alvarez. W
Dimanche à 11 h, place de la Comédie.
Tout le programme sur montpellierdanse.com.