« Le dessin, c'était un rêve de gamin »

NICOLAS BONZOM

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Julien s'est installé à Montpellier en 2009.
Julien s'est installé à Montpellier en 2009. — nicolas bonzom :/ MAXELE PRESSE

«Mes dessins accumulés depuis toutes ces années se comptent aujourd'hui en kilos ! » assure Julien Revenu, en montrant le haut d'une étagère où s'entassent ses archives. Ce dessinateur de 28 ans, né à Drancy près de Paris, fait son petit bonhomme de chemin à Montpellier depuis 2009. « J'ai toujours voulu être dessinateur, confie-t-il. Mes parents étaient inquiets au départ. Dans le milieu ouvrier dans lequel je suis né, l'art n'est pas considéré comme un métier ! Mais aujourd'hui que j'en vis bien, je crois qu'ils sont fiers de moi. » Sur les bancs de l'école, Julien apprend à lire à travers Boule et Bill, puis il perfectionne sa passion en lisant Moebius ou Manu Larcenet. « Le dessin, c'était un rêve de gamin », avoue-t-il.

« J'ai un projet de polar dans les cartons »
Dès le mois de septembre 2009 à Montpellier, ses collaborations se multiplient. Le dessinateur illustre la presse locale et nationale (Marianne, Libération...) et réalise de nombreux reportages et des illustrations pédagogiques, avec une moyenne quotidienne de six dessins. En 2011, il assure pour la chaîne de télévision France 3 la couverture du procès de Jean-Michel Bissonnet sur les bancs de la cour d'assises de Montpellier. « C'était un exercice un peu particulier. Mes dessins devaient se rapprocher le plus possible de la photographie. L'expérience était incroyable. » Passionné par l'actualité internationale et les travaux journalistiques, Julien Revenu a pourtant des « envies de fictions ». « J'ai un projet de polar dans les cartons, autour des émeutes dans les banlieues parisiennes en 2005 » révèle-t-il. W

Les artistes ont planché sur l'eau

« Trait libre » sera l'occasion d'inaugurer l'exposition « Lignes d'eau » sur le thème de l'eau et de sa rareté. Sur 600 m2, elle présente 150 dessins d'artistes du monde entier. L'entrée est gratuite à Pierres Vives du mardi au samedi (dès vendredi) de 10 h à 19 h jusqu'au 28 février.