« Des financements disparaissent »

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D.R.

jEAN-PAUL GAMBIER
Président

de la Fédération

régionale des radios associatives
Quels problèmes rencontrent les radios associatives montpelliéraines ?
Des financements disparaissent ou sont réduits, comme l'EPRA (échanges et productions radiophoniques) qui achetait des programmes qui pouvaient rapporter jusqu'à 20 000 € par an. Le FSER (le fonds de soutien à l'expression radiophonique d'environ 40 000 € tous les ans) a tendance à baisser aussi avec l'augmentation du nombre de stations en France. Ces problèmes entraînent une fragilisation très forte des emplois. Concrètement, à Montpellier par exemple, la radio FM + a perdu récemment un poste de journaliste.

Les collectivités locales vous aident-elles pour votre fonctionnement ?
Oui. Nous avons un partenariat fort avec la région qui met à notre disposition une enveloppe de 400 000 € que nous répartissons équitablement à travers des créations de programmes (sur les sports languedociens ou la mémoire notamment). La mairie et le département sont aussi nos partenaires privilégiés. Mais rien n'est fait avec l'agglomération. C'est dommage.

Quel est l'avenir de ces radios ?
Il en faut d'autres. Toujours plus. Cela relève d'une vraie communication sociale de proximité. Par exemple, la communauté maghrébine n'a pas sa radio à Montpellier. Là encore, c'est dommage. W