« J'ai gardé une image très poétique de Montpellier »

Propos recueillis par nicolas bonzom

— 

Juliette Gréco est née à Montpellier le 7 février 1927, dans la rue Doria.
Juliette Gréco est née à Montpellier le 7 février 1927, dans la rue Doria. — D.R.

Un beau soir du mois de février 1927 naissait à Montpellier, sous les arches des Arceaux, celle que l'on surnommera « la muse de Saint-Germain-des-Prés ». Fidèle au Clapas qui l'a vu grandir, la chanteuse Juliette Gréco clôturera ce samedi 20 octobre la 17e édition des « Internationales de la guitare ». A l'occasion de son retour dans l'Hérault, une plaque sera dévoilée sur le mur de la maison de son enfance, dans la rue Doria. La chanteuse à la voix de velours se souvient de ces jeunes années dans les ruelles de l'Ecusson, qu'elle a quitté à l'âge de 3 ans pour monter à Paris.

Quels souvenirs gardez-vous

de votre enfance à Montpellier ?
De notre maison, je ne me rappelle que d'un grand couloir sombre. Nous nous promenions très souvent dans les jardins du Peyrou avec ma mère. Lorsque que j'étais petite, je trouvais là un atmosphère magique, de conte de fées... J'ai aussi le souvenir du parfum des glaces que l'on y mangeait et des jeux avec les autres enfants. Quelque chose de très beau, comme si c'était un rêve. Vous savez, j'ai gardé une image très poétique de Montpellier.

Depuis combien de temps n'êtes-vous pas revenue dans cette ville ?
Une dizaine d'années, sans doute. Je n'ai pas le sens du temps... Je suis venue chanter dans l'Hérault plusieurs fois dans le passé mais je n'ai jamais trouvé un moment pour retourner au « numéro 2 » de la rue Doria. Ce sera une première pour moi.
Vous allez d'ailleurs devenir « citoyenne d'honneur » de la ville. Qu'est-ce que cela vous inspire ?
Cette distinction signifie beaucoup pour moi. Cela me fait très plaisir. Montpellier est une ville chargée d'histoire, qui a nourri les ambitions résistantes de Jean Moulin. C'est une ville jeune et pleine d'espoir. C'est tout ce que j'aime. W