Sous les ponts, coule une rivière un peu moins sale

Jérôme Diesnis

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Les canoës du Muc participent.
Les canoës du Muc participent. — J. Diesnis / Maxele Presse / 20 Minutes

Ils remontent un dernier sac de déchets. « C'est fini pour cette année », s'exclame Gilles Requilet. L'association « Lez vivant », dont il est le trésorier, est à l'origine de cette journée de nettoyage des berges, avec Lez Environnement. En trois heures, 70 bénévoles, partis du pont Zuccarelli, ont rempli deux conteneurs. « On ne doit pas être loin des deux tonnes », estime-t-il. En tête de gondole : canettes et autres sacs plastique.

« Une façon de se rendre utile »
Les surprises ne sont jamais loin pour ces nettoyeurs, de tous horizons. Comme cette épave de voiture, qui sera signalée à la mairie. A l'instar de sa copine Sandra, Anaïs travaille dans la restauration : « Nous cherchions à nous rendre utile. On trouve que Montpellier est sale, alors c'est notre contribution. » Elle n'est pas mince. « On aimerait qu'à travers nos actions les gens et les collectivités prennent conscience de la nécessité à préserver le Lez », reprend Gilles Requilet. Tous ces bénévoles, à pied ou en canoë comme ceux du Muc, n'ont qu'un but : « avoir la satisfaction qu'après notre passage, il ne reste plus rien », évoque Christophe, en recherche d'emploi.
Jeudi, devant l'hôtel de région, 120 étudiants de l'école Polytech avaient remonté 10m3 d'encombrants et autant de jussie, une plante invasive. « C'est neuf fois moins qu'il y a deux ans », savoure Priscillien Tambuzzo, en charge de ce projet. Et c'est bien la preuve que ces bénévoles ne donnent pas de leur temps pour rien.

Polytech et l'eau

En parallèle au nettoyage, l'école Polytech de Montpellier a sensibilisé des scolaires au cycle de l'eau, en milieu urbain et en naturel. Fin février, elle organisera un colloque de trois jours animé par des spécialistes sur le thème de l'eau.