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Récap'Moscou soutient un oligarque arrêté au 613e jour de la guerre en Ukraine

Guerre en Ukraine : Un oligarque russe arrêté et le « régime spécial » du Kremlin

Récap'« 20 Minutes » fait le point pour vous tous les soirs sur l’avancée du conflit en Ukraine
Le porte-parole du kremlin, Dmitri Peskov, s'est dit prêt à aider l'oligarque arrêté lundi en France pour blanchiment de fraude fiscale.
Le porte-parole du kremlin, Dmitri Peskov, s'est dit prêt à aider l'oligarque arrêté lundi en France pour blanchiment de fraude fiscale. - Kommersant/SIPA / SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

L'essentiel

  • La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février 2022. Tous les soirs, 20 Minutes vous propose son récap du conflit russo-ukrainien.
  • Une déclaration marquante, un chiffre-clé, les tendances de fond… Voici les informations essentielles pour mieux comprendre une guerre d’une ampleur inédite sur le sol européen.
  • Ce mardi, le Kremlin apporte son soutien à un oligarque arrêté en France, le chef du Pentagone juge vitale l’aide américaine et Moscou défend son « régime spécial » visant les entreprises étrangères.

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Entre les déclarations fortes, les avancées sur le front et le dramatique bilan des combats, voici l’essentiel de la journée.

Le fait du jour

Le Kremlin s’est dit mardi prêt à « protéger les droits » de l’homme d’affaires russe Alexeï Kouzmitchev, placé en garde à vue la veille en France. « Nous devons être informés de la détention d’un citoyen de la Fédération de Russie par l’intermédiaire de notre mission diplomatique », a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. « Après réception de l’information, et si le détenu le souhaite, nous aiderons bien sûr à protéger ses droits en tant que citoyen russe », a-t-il poursuivi.

L’oligarque Alexeï Kouzmitchev a été interpellé lundi à Saint-Tropez (sud) et des perquisitions ont été effectuées « en plusieurs lieux », notamment dans le Var et au domicile parisien de l’intéressé, a indiqué une source judiciaire, confirmant une information du journal Le Monde. Il a été placé en garde à vue dans une enquête préliminaire confiée à l’Office anticorruption (Oclciff), ouverte notamment pour blanchiment de fraude fiscale et violation de sanctions internationales.

Le chiffre du jour

335. C’est en millions d’euros le montant que la Commission européenne devrait verser à l’Ukraine pour la reconstruction de ses infrastructures détruites selon le Premier ministre Denys Shmyhal, rapporte le Kyiv Post.

La phrase du jour

« Je peux vous garantir que sans notre soutien, Poutine sera victorieux. » »

Le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin s’est exprimé sans détour ce mardi, lors d’une audition au Sénat consacrée notamment à l’aide à l’Ukraine. « Si on leur coupe l’herbe sous le pied maintenant, Poutine n’en deviendra que plus fort et il réussira à faire ce qu’il veut : prendre possession du territoire souverain de son voisin », a-t-il ajouté.

La tendance du jour

La Russie a défendu mardi « le régime spécial » réservé aux entreprises étrangères voulant quitter le marché national. « Compte tenu de la quasi-guerre qui est menée à la Russie par l’Occident collectif, y compris la guerre économique, il y a bien sûr un régime spécial pour ces entreprises occidentales qui quittent la Russie », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov. « Evidemment, il ne peut y avoir de sortie libre », a-t-il ajouté.

Ces propos interviennent après la publication par le quotidien économique britannique The Financial Times d’une information assurant que les autorités russes ont désormais interdit aux entreprises occidentales qui vendent leurs actifs en Russie de retirer le produit de la vente en dollars et en euros. Cette nouvelle restriction doit ainsi pousser les entreprises à réaliser les opérations en roubles, un moyen de soutenir la devise nationale en difficulté depuis plusieurs mois et plombée par les sanctions.

Notre dossier sur la guerre en Ukraine

De fait, la liste des obligations pour les entreprises étrangères voulant quitter la Russie s’allonge. Une commission spéciale du gouvernement russe doit approuver toutes les transactions importantes impliquant des entreprises de pays qualifiés d'« inamicaux ». En outre, les groupes étrangers doivent vendre leurs actifs avec une décote d’au moins 50 % par rapport au prix du marché et verser une taxe de sortie à l’Etat russe de 15 % de la valeur estimée de l’actif concerné. Sans compter que l’approbation personnelle du président russe Vladimir Poutine est exigée pour toutes les transactions dans les secteurs stratégiques de l’énergie et de la finance.

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