Guerre en Ukraine EN DIRECT : Volodymyr Zelensky en visite sur le front dans l'Est du pays...

Recap Revivez avec nous les informations sur le conflit en ce mardi 3 octobre 2023

— 
Volodymyr Zelensky sur le front de l'Est
Volodymyr Zelensky sur le front de l'Est — AFP

L’ESSENTIEL

  • Le Kremlin a assuré lundi que la « lassitude » du soutien à Kiev allait grandir chez les Occidentaux, au lendemain d’un accord budgétaire provisoire au Congrès américain qui laisse de côté le financement de l’aide militaire et humanitaire à l’Ukraine.
  • Les troupes ukrainiennes pourraient bientôt être à court de munitions et d’équipements si les élus trumpistes, qui pèsent de tout leur poids sur les négociations budgétaires, réussissent à couper le financement américain à Kiev, préviennent des experts. Depuis le début du conflit, les Etats-Unis ont promis plus de 43 milliards de dollars en aide militaire à l’Ukraine, soit plus de la moitié du soutien total apporté par les Occidentaux.
  • Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne se sont retrouvés lundi à Kiev pour une « réunion historique » visant à tracer les lignes d’un « soutien durable » à l’Ukraine.

A VOIR

A LIRE AUSSI


21h13 : C'est la fin de ce live, merci de l'avoir suivi sur 20 Minutes

Et on reprend demain dès 7 heures ! 

16h54 : Joe Biden a eu une conférence téléphonique avec plusieurs dirigeants de pays alliés

Le président américain s'est entretenu, selon cette même source, avec le Premier ministre canadien Justin Trudeau, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président du Conseil européen Charles Michel, le chancelier allemand Olaf Scholz, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, le Premier ministre japonais Fumio Kishida, le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg, le président polonais Andrzej Duda, le président roumain Klaus Iohannis, le Premier ministre britannique Rishi Sunak et la ministre des Affaires étrangères française Catherine Colonna.

13h55 : Volodymyr Zelensky en visite sur le front dans l'Est du pays

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé mardi s'être rendu sur le front dans l'Est, dans le secteur des localités de Koupiansk et Lyman, cible d'une offensive des troupes russes.

« Aujourd'hui, nous rendons visite à nos brigades qui effectuent des missions de combat dans l'une des zones les plus chaudes, celle de Koupiansk et Lyman », a écrit Volodymyr Zelensky sur Telegram, en publiant une vidéo sur laquelle on peut le voir avec des militaires dans ce qui ressemble à un abri fortifié. Volodymyr  Zelensky a indiqué avoir « discuté de la situation opérationnelle sur le champ de bataille, des questions d'actualité et des besoins avec les commandants de brigade et les combattants ».

12h19 : L’Ukraine assouplit ses restrictions monétaires pour renforcer son économie en guerre

La banque centrale d’Ukraine a autorisé à partir de mardi une fluctuation limitée de sa monnaie nationale, la hryvnia, pour la première fois depuis le début de l’invasion russe en 2022 afin de renforcer l’économie du pays.

Dès mardi, « la Banque nationale passe à un régime de flexibilité contrôlée du taux de change » de la hryvnia, afin de « renforcer la résilience de l’économie ukrainienne », a annoncé l’institution monétaire dans un communiqué publié lundi soir.

Cette décision a été prise en raison de la stabilisation relative de la situation macroéconomique, a précisé la banque en citant notamment une importante baisse de l’inflation (8,6 % en août sur un an contre 26,6 % pour l’ensemble de 2022), l’accumulation de réserves monétaires qui ont atteint 40,4 milliards de dollars en août, un record, et la stabilité du système bancaire malgré la guerre.

11h25 : Le parlement arménien ratifie l’adhésion à la CPI, vue comme un affront par Moscou

Le parlement arménien a ratifié mardi le statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) après de courts débats sur ce projet qui suscite le courroux de Moscou, allié traditionnel d’Erevan avec qui les relations se sont considérablement tendues.

Les élus se sont exprimés en faveur de la ratification à 60 voix contre 22. La Russie voyait ce projet d’un très mauvais œil, la CPI ayant émis au printemps un mandat d’arrêt contre le président Vladimir Poutine.

11h08 : Le rouble chute de nouveau, en dépassant 100 pour 1 dollar

La monnaie russe a chuté de nouveau mardi matin et s’échangeait à plus de 100 roubles pour 1 dollar, malgré l’action de la Banque centrale pour contrer l’inflation et l’affaiblissement de la devise nationale. Le rouble, sous l’effet de sanctions internationales à cause de l’assaut contre l’Ukraine, est à la peine depuis des mois, pesant notamment sur le pouvoir d’achat de la population.

A la Bourse de Moscou, il fallait 100.11 roubles pour 1 dollar et 104.65 roubles pour 1 euro à 7h03 heures locales (6h03, heure française). Le rouble est légèrement remonté plus tard dans la journée, tout en restant au-dessus de 99 pour 1 dollar et de 104 pour un euro. Il s’agit de la chute du rouble la plus importante depuis celle enregistrée à la mi-août lorsque le rouble avait déjà dépassé 100 pour 1 dollar, une première fois depuis mars 2022 et l’effondrement de la monnaie russe dans la foulée de l’offensive en Ukraine.

10h38 : Varsovie et Kiev annoncent un accord sur « une question importante » pour le transit de céréales ukrainiennes

Varsovie et Kiev ont annoncé mardi une décision impliquant la Lituanie qui permettra d’accélérer le transit des céréales ukrainiennes vers d’autres pays, un premier accord entre les deux pays depuis l’annonce mi-septembre d’un embargo polonais sur les importations.

« Nous nous sommes mis d’accord sur une question importante », a déclaré à la presse Robert Telus, ministre polonais de l’Agriculture, à l’issue d’une rencontre tripartite en ligne. « À partir de demain, les contrôles [qui devaient être effectués] à la frontière ukraino-polonaise pour les céréales qui transitent par la Lituanie seront effectués sur le territoire lituanien, dans un port lituanien ».

08h45 : Kiev dit avoir abattu 29 drones et un missile russes pendant la nuit

L’armée de l’air ukrainienne a indiqué mardi avoir abattu 29 drones et un missile lancés par la Russie lors d’une nouvelle série d’attaques nocturnes sur son voisin.

La défense aérienne ukrainienne a « détruit trente cibles » : 29 drones Shahed 131/136 de fabrication iranienne sur un total de 31 ainsi qu’un missile de croisière Iskander-K, a précisé l’armée de l’air sur Telegram.

08h33 : La présidente de l’ONG Free Russia Foundation raconte son empoisonnement

Natalia Arno a du mal à se tenir debout, immobile, pendant trop longtemps. Son côté droit s’engourdit, tout comme son dos ou son visage, depuis cinq mois qu’elle a été empoisonnée, comme tant d’autres militants et opposants russes. La présidente de l’ONG Free Russia foundation, 47 ans, se trouve à Prague début mai quand le sinistre évènement se produit. « La porte de ma chambre d’hôtel était entrouverte », raconte-t-elle depuis Paris. A l’intérieur régnait « une odeur désagréable ».

La militante cherche d’abord, en vain, des micros espions, se moquant d’elle-même face à des inquiétudes qu’elle juge infondées. Vers 5 heures du matin, elle se réveille pourtant avec de forts maux de bouche. Elle décide de rentrer aux Etats-Unis, où elle réside, pour consulter son dentiste. Mais durant le vol retour, au-dessus de l’Atlantique, « j’ai commencé à ressentir de la douleur partout : dans les aisselles, la poitrine, les oreilles, les yeux, les jambes », se souvient-elle. « C’était comme si tous mes organes me lâchaient les uns après les autres. »

Des tests permettent de déterminer que Natalia Arno a été « exposée à une toxine nerveuse, ce qui ne peut s’être produit naturellement », dit-elle. « Mes nerfs ont été brûlés. Peut-être qu’ils se régénéreront d’ici un an », espère la militante, le regard déterminé. Une enquête sur l'empoisonnement est en cours aux Etats-Unis, mais aussi en Allemagne, où elle se trouvait juste avant son séjour praguois.

07h20 : Une suspension de l’aide américaine à l’Ukraine aurait un effet « dévastateur » pour Kiev

Les troupes ukrainiennes pourraient bientôt être à court de munitions et d’équipements si les élus trumpistes, qui pèsent de tout leur poids sur les négociations budgétaires, réussissent à couper le financement américain à Kiev, préviennent des experts. Depuis le début du conflit en février 2022, les Etats-Unis ont promis plus de 43 milliards de dollars en aide militaire à l’Ukraine, soit plus de la moitié du soutien total apporté par les Occidentaux.

Et les plus hauts responsables américains ont assuré à maintes reprises que le soutien militaire et humanitaire à Kiev durerait « autant de temps que nécessaire ». Or, l’opposition républicaine, poussée par un groupe d’élus de la droite dure, est parvenue samedi à faire approuver au Congrès un budget provisoire de l’administration fédérale dans lequel ne figure pas cette enveloppe, pourtant réclamée par la Maison-Blanche et le Sénat.

Ce compromis, grâce auquel a été évitée une paralysie de l’administration ou « shutdown », illustre le fait qu’un tel soutien à l’Ukraine est loin d’être gravé dans le marbre. Si cette aide venait à être suspendue, « ce serait dévastateur pour les Ukrainiens », prévient Mark Cancian, un conseiller au cercle de réflexion Center for Strategic and International Studies à Washington.

07h08 : Le Japon gêné par la visite d’un de ses députés en Russie

Un député japonais prorusse s’est rendu à Moscou, une première depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie l’an dernier et qui a pris de court le gouvernement nippon, lequel a critiqué mardi cette initiative personnelle. Le ministère russe des Affaires étrangères a fait état d’un entretien lundi en tête-à-tête entre le chef adjoint de la diplomatie russe Andreï Rudenko et Muneo Suzuki, député du Parti japonais de l’innovation, une formation populiste dans l’opposition.

« Le gouvernement n’a pas été informé par M. Suzuki de sa visite en Russie » a déclaré mardi le porte-parole du gouvernement japonais Hirokazu Matsuno lors d’un point de presse régulier. Tokyo condamne fermement l’invasion russe de l’Ukraine depuis le début et a adopté des sanctions contre Moscou à l’instar de ses alliés occidentaux.

06h50 : Bratislava accuse Moscou d' « ingérence »

La Slovaquie a accusé lundi la Russie « d’ingérence inadmissible » dans les élections législatives de samedi, tandis que la présidente slovaque confiait la formation du nouveau gouvernement au populiste Robert Fico, opposé à l’aide militaire à l’Ukraine et considéré comme prorusse.

Bratislava a convoqué un diplomate russe à la suite des déclarations du chef du renseignement extérieur russe qui a évoqué « l’ingérence » de Washington dans la politique intérieure slovaque. Le ministère slovaque des Affaires étrangères a protesté contre les déclarations de Sergueï Narychkine, qui a remis « en question l’intégrité des élections libres et démocratiques en Slovaquie ». L’ambassade russe à Bratislava a pour sa part démenti toute interférence.

06h40 : La Russie a mieux résisté que prévu aux sanctions

Dans son entretien avec l’AFP, concernant l’économie russe, Odile Renaud-Basso reconnaît qu’elle a mieux résisté que prévu à la guerre et aux sanctions occidentales. La Berd anticipe désormais que l’économie russe sera en croissance de 1,5 % cette année alors qu’une précédente prévision anticipait une contraction d’ampleur équivalente.

« Cela montre une certaine résilience, à court terme au moins, de l’économie russe qui a réussi à réorganiser ses flux commerciaux. Pendant un certain temps, la Russie a réussi à bénéficier de recettes d’exportations importantes pour ses énergies fossiles », explique-t-elle.

Odile Renaud-Basso note cependant que l'« on voit aujourd’hui le rouble se déprécier ». « L’économie russe est très tournée vers la guerre mais la situation actuelle et le régime de sanctions devraient avoir un effet à terme sur la capacité d’innovation technologique ».

06h30 : La Berd prévoit de doubler ses financements en Ukraine

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) prévoit de doubler ses financements en Ukraine quand viendra le temps de la reconstruction, a indiqué lundi sa présidente.

Après une contraction de 30 % du PIB ukrainien l’an dernier, « on a aujourd’hui une stabilisation. Hors des zones de conflit et territoires occupés, l’activité économique continue de fonctionner, les banques de financer, les entreprises se sont réorganisées », a décrit Odile Renaud-Basso. Son institution a « substantiellement augmenté ses financements » depuis l’invasion russe : ils sont passés de « 800 millions à 1 milliard d’euros par an » avant la guerre, à « 1,7 milliard en 2022 et à ce jour 1,2 milliard d’euros en 2023 mais on ira probablement autour de 1,5 milliard pour l’année entière, voire plus ».

« Pour la phase de reconstruction, on devrait doubler nos investissements de (façon à atteindre quelque) 3 milliards d’euros par an, avec une focalisation sur le secteur privé mais aussi les grandes infrastructures ».

06h20 : Bienvenue dans ce nouveau Live

Bonjour à toutes et à tous. Comme chaque jour, la rédaction de 20 Minutes est mobilisée pour vous donner les dernières informations sur le conflit. Les Etats-Unis débloqueront-ils une nouvelle enveloppe pour l’Ukraine ? C’est actuellement la question qui taraude Kiev. Il faut dire qu'à Washington, un accord d’urgence conclu ce week-end pour éviter une paralysie de l’administration fédérale a laissé de côté le financement de cette aide militaire et humanitaire, qui devra faire l’objet d’un projet de loi distinct. Depuis le début du conflit en février 2022, les Etats-Unis ont promis plus de 43 milliards de dollars en aide militaire à l’Ukraine, soit plus de la moitié du soutien total apporté par les Occidentaux.