Guerre en Ukraine : L’UE plafonne le prix du pétrole russe, Poutine justifie les frappes du Kremlin

recap' « 20 Minutes » fait le point pour vous tous les soirs sur l’avancée du conflit en Ukraine

O.O avec AFP
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Le président russe Vladimir Poutine dans son bureau au Kremlin (illustration).
Le président russe Vladimir Poutine dans son bureau au Kremlin (illustration). — Mikhail Metzel/POOL/TASS/Sipa US
  • La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur le conflit diplomatique russo-ukrainien devenu une guerre qui fait chaque jour des morts, des blessés et des milliers de réfugiés.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et sur les événements de cette crise qui secoue la Russie, l’Ukraine, l’Europe ou encore les Etats-Unis.
  • Ce vendredi, l’UE trouve un accord sur le plafonnement du prix du pétrole russe, tandis que Vladimir Poutine a jugé les frappes russes sur les infrastructures ukrainiennes « nécessaires et inévitables »

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

Le fait du jour

L’Union européenne a trouvé un accord sur un plafonnement du prix du pétrole russe, une décision saluée par son allié américain. Le texte, ficelé jeudi, était suspendu à la décision de la Pologne, qui vient de donner son aval ce vendredi.

Cet outil est conçu par les Occidentaux pour priver Moscou des moyens de financer la guerre en Ukraine. Le mécanisme envisagé prévoit d’imposer un plafond de 60 dollars par baril aux prix du pétrole russe vendu à des États tiers, en complément de l’embargo de l’UE qui entre en vigueur lundi. Pour rappel, la Russie a tiré 67 milliards d’euros de ses ventes de pétrole à l’UE depuis le début de la guerre en Ukraine.

Washington juge « bienvenu » le plafonnement des prix du pétrole russe par l’UE

La phrase du jour

Les forces armées russes ont longtemps évité les frappes de missiles de haute précision sur certaines cibles en Ukraine, mais de telles mesures sont devenues nécessaires et inévitables face aux attaques provocatrices de Kiev »

Lors d’un entretien téléphonique vendredi avec le chancelier Olaf Scholz, Vladimir Poutine est resté sur ses positions. Alors que le dirigeant allemand a demandé à la Russie de retirer ses troupes d’Ukraine pour permettre une « solution diplomatique », le chef d’Etat russe a estimé que les frappes massives sur les infrastructures ukrainiennes, privant les civils d’eau et d’électricité, étaient « nécessaires et inévitables ».

Vladimir Poutine a également dénoncé la position « destructrice » de l’Occident, qui défend Kiev depuis le début du conflit. Jeudi, lors d’une conférence de presse commune avec Emmanuel Macron à Washington, le président des Etats-Unis Joe Biden s’est dit « prêt » à parler à Vladimir Poutine si ce dernier « cherche un moyen de mettre fin à la guerre », tout en précisant qu’il (Poutine) ne l’a pas encore fait.

Lors de cette conférence de presse dans le cadre de sa visite d’Etat aux Etats-Unis, Emmanuel Macron avait lui précisé qu’il « pousserait jamais les Ukrainiens à accepter un compromis qui serait inacceptable pour eux ».

Le chiffre du jour

13.000. Comme le nombre maximal de soldats ukrainiens tués depuis l’invasion du pays par la Russie en février dernier, selon Kiev. « Nous avons des estimations officielles de la part de l’état-major (…) Elles vont de 10.000 (…) à 13.000 morts », a précisé Mykhailo Podolyak, un conseiller de la présidence, sur une chaîne de télévision ukrainienne. Selon lui, Volodymyr Zelensky rendra publiques les données officielles « lorsque le temps sera venu ».

La tendance

Un prorusse prend la tête du renseignement serbe. Aleksandar Vulin, 50 ans, ancien ministre de la Défense et de l’Intérieur, a été nommé à ce poste stratégique jeudi par le président serbe Aleksandar Vucic.


Vulin est l’un des rares responsables étrangers européens à s’être rendu à Moscou après le début de l’invasion russe de l’Ukraine. Ce haut dirigeant serbe avait rencontré en août dernier le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et lui avait répété que Belgrade n’introduirait pas de sanctions contre la Russie. Avant son déplacement à Moscou, il avait déclaré que la Serbie « ne ferait pas partie de l’hystérie anti-russe ».