Guerre en Ukraine : Un « traître » à Zaporojie et des enquêteurs russes au travail « minutieux »

recap' « 20 Minutes » fait le point pour vous tous les soirs sur l’avancée du conflit en Ukraine

M.P. avec AFP
Un soldat russe patrouillant devant la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojie, le 1er mai 2022.
Un soldat russe patrouillant devant la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojie, le 1er mai 2022. — AFP
  • La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur le conflit diplomatique russo-ukrainien devenu une guerre qui fait chaque jour des morts, des blessés et des milliers de réfugiés.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et sur les événements de cette crise qui secoue la Russie, l’Ukraine, l’Europe ou encore les Etats-Unis.
  • Ce jeudi, l’opérateur nucléaire ukrainien a accusé le nouveau directeur ukrainien de la centrale de Zaporojie d’être un « traître » alors que 40 % du réseau électrique ukrainien restait jeudi hors d’usage, une semaine après les dernières frappes russes sur les infrastructures énergétiques

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

Le fait du jour

L’opérateur nucléaire ukrainien a accusé le nouveau directeur ukrainien de la centrale de Zaporojie, nommé la veille par la Russie, d’être un « traître » pour avoir accepté de collaborer avec Moscou. « Iouriï Tchernitchouk, [jusque-là] ingénieur en chef adjoint de la centrale, qui a exercé ses fonctions pendant la guerre, a trahi l’Ukraine et est passé du côté de l’ennemi », a déploré jeudi le chef d’Energoatom Petro Kotine dans un communiqué.

« Au lieu de tout mettre en œuvre pour libérer la centrale au plus vite, il a décidé d’aider les occupants russes à légaliser leur appropriation criminelle [du site] et incite désormais d’autres employés à le faire », a-t-il encore regretté.

Iouriï Tchernitchouk, un ingénieur ukrainien qui travaillait déjà dans la centrale, a d’emblée été « renvoyé ». Une décision qui n’aura pas d’impact dans les faits, le site étant sous contrôle des forces russes.

La phrase du jour

En ce qui concerne ces tentatives de créer des tribunaux, elles n’auront aucune légitimité, nous ne les accepterons pas et nous les condamnerons. »

Tels sont les mots du porte-parole de la présidence russe. Dmitri Peskov a réagi ce jeudi au fait que Bruxelles se soit déclarée favorable à la création d’un tribunal pour juger « crimes d’agression de la Russie » en Ukraine. Dmitri Peskov a, lui, également affirmé que les enquêteurs russes menaient un travail « minutieux » pour documenter en Ukraine « tous les crimes du régime de Kiev ».

Le chiffre du jour

40. C’est le pourcentage du réseau électrique ukrainien toujours hors d’usage ce jeudi en Ukraine, une semaine après les dernières frappes russes sur les infrastructures énergétiques. Un chiffre rendu publique par l’opérateur privé DTEK, qui a souligné les efforts « de jour comme de nuit » des électriciens pour le réparer.

La tendance du jour

Plus d’engagement pour Kiev et moins de missiles pour Moscou. Kiev a une nouvelle fois appelé, par la voix de son chef de la diplomatie, l’Union européenne à sanctionner l’industrie russe de production de missiles. « J’ai remercié l’UE pour son aide continue en matière de défense et souligné que les prochaines sanctions de l’UE devraient inclure […] l’industrie russe de production de missiles : il faut mettre un terme » à cette production, a exhorté Dmytro Kouleba, à l’issue d’un entretien avec son homologue européen, en marge d’une réunion de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Lodz (Pologne).

Le 24 novembre, les dernières frappes massives russes à l’aide de missiles ont laissé dans le noir et le froid des régions entières, y compris la capitale Kiev. Les autorités ukrainiennes craignent que de nouveaux bombardements russes n’aggravent considérablement la situation énergétique. Et alors que graves coupures d’électricité affectent des millions d’Ukrainiens chaque jour, Dmytro Kouleba a martelé sur Twitter : « Josep Borrell et moi sommes d’accord : une guerre totale [de la Russie] contre l’Ukraine signifie un soutien total à l’Ukraine. »