Guerre en Ukraine : Pluie de missiles sur le pays et condamnations internationales

Récap' « 20 Minutes » fait le point pour vous tous les soirs sur l’avancée du conflit en Ukraine

20 Minutes avec AFP
De la fumée noire s'élève au-dessus de la capitale ukrainienne à la suite des attaques de missiles russes, à Kiev, capitale de l'Ukraine.
De la fumée noire s'élève au-dessus de la capitale ukrainienne à la suite des attaques de missiles russes, à Kiev, capitale de l'Ukraine. — Ukrinform/SIPA
  • La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février. Tous les soirs, à 19 heures, 20 Minutes vous propose son point récap' sur le conflit diplomatique russo-ukrainien devenu une guerre qui fait chaque jour des morts, des blessés et des milliers de réfugiés.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et sur les événements de cette crise qui secoue la Russie, l’Ukraine, l’Europe ou encore les Etats-Unis.
  • La journée a été marquée par de multiples frappes russes qui ont touché plusieurs villes du pays, dont Kiev, et ont tué au moins onze personnes. Plusieurs infrastructures civiles ont été visées.

Vous avez raté les derniers événements sur les tensions en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

Le conflit a pris un nouveau tournant ce lundi avec des bombardements russes qui ont frappé tout le pays, dont la capitale ukrainienne, Kiev. Dans un bilan provisoire les services de secours ukrainiens ont fait état de onze morts et 89 blessés à travers le pays. La police ukrainienne a précisé que des policiers, des enquêteurs et des criminologues rassemblent les « preuves des atrocités russes ».



Ces frappes constituent un « crime de guerre », a dénoncé lundi la ministre française des Affaires étrangères sur son compte Twitter. « Je condamne avec la plus grande fermeté les frappes russes indiscriminées de ce jour contre les villes ukrainiennes. Viser intentionnellement les populations civiles constitue un crime de guerre », a estimé Catherine Colonna. « Le premier épisode s’est joué, il y en aura d’autres », a pour sa part prévenu le numéro deux du conseil de sécurité de la Russie et ex-président Dmitri Medvedev. Elles font suite à la destruction partielle du pont de Crimée samedi.

La phrase du jour

« L’entraînement en Pologne, en Lituanie et en Ukraine de combattants comprenant des radicaux biélorusses, pour mener des sabotages, des actes terroristes et un soulèvement militaire dans le pays, devient une menace directe.  »

C’est l’accusation énoncée par le président biélorusse Alexandre Loukachenko après avoir annoncé le déploiement d’un groupement militaire « régional » avec Moscou. « Du fait de l’aggravation de la situation aux frontières occidentales de l’Union, nous avons convenu de déployer un groupement régional de la Fédération de Russie et de la République de la Biélorussie », a-t-il affirmé lors d’une réunion avec des responsables biélorusses de la sécurité, cité par Belta.

Le chiffre du jour

83, c’est le nombre de missiles qui ont été lancés par la Russie, alors que 43 ont été abattus par la défense aérienne, selon le ministère ukrainien de la Défense. Deux missiles ont frappé peu après 8 heures du matin dans le centre de Kiev, à moins d’une minute d’intervalle et à 300 mètres de distance. Dans le parc Taras Chevtchenko, c’est une aire de jeux pour enfants qui a été pulvérisée. Dans la rue voisine le missile a creusé un cratère, soulevé l’asphalte et détruit plusieurs automobiles. Un corps sans vie est visible sous une couverture thermique en aluminium. Les vitres des bâtiments voisins sont soufflées.

La tendance du jour

Tous les pays des Nations unies se retrouvent lundi après-midi à New York en assemblée générale pour débattre d’une condamnation de l’annexion de régions ukrainiennes par Moscou. Avec cette résolution, qui devrait être votée cette semaine, les Occidentaux espèrent montrer que la Russie du président Vladimir Poutine est isolée sur la scène internationale.

Avant le début de l’Assemblée générale, l’ONU a fustigé des bombardements russes meurtriers, d’une ampleur inégalée depuis des mois. Le secrétaire général Antonio Guterres s’est dit « profondément choqué » et a dénoncé « une nouvelle escalade inacceptable de la guerre » dont les civils « paient le prix le plus élevé », selon son porte-parole Stéphane Dujarric.