Guerre en Ukraine : La France veut « rendre le coût de la guerre insupportable pour la Russie », dit Borne

LIVE Retrouvez toutes les informations du lundi 3 octobre 2022 sur la guerre en Ukraine

D.R, C.d.S
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La Première ministre française, Elisabeth Borne, prononce un discours lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris, le 3 octobre 2022.
La Première ministre française, Elisabeth Borne, prononce un discours lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris, le 3 octobre 2022. — AFP

L'ESSENTIEL 

  • La capture dimanche par l'armée ukrainienne de la ville de Lyman, un important noeud ferroviaire dans la région de Donetsk (est) annexée par Moscou, pose un grave problème aux forces russes, sur la défensive et obligées d'établir une nouvelle ligne de front.
  • Les dirigeants de l'Union européenne et leurs homologues du continent vont se réunir jeudi et vendredi à Prague pour discuter des réponses aux conséquences dramatiques de la guerre russe en Ukraine, selon le président du Conseil européen Charles Michel.
  • Les députés font leur rentrée dans l'hémicycle lundi avec un débat sur la situation en Ukraine, plus tendue que jamais après la revendication par Moscou de l'annexion de quatre régions. A 16 heures, la Première ministre Elisabeth Borne devrait ouvrir la discussion. La cheffe de la diplomatie Catherine Colonna pourrait également intervenir, selon son entourage.

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22h33 : Ce live est désormais terminé, merci de nous avoir suivis. A très vite sur 20 Minutes !
21h53 : Joute verbale entre Elon Musk et des responsables ukrainiens

Le président Volodymyr Zelensky et d’autres responsables ukrainiens ont débattu lundi sur Twitter avec le milliardaire américain Elon Musk de l’invasion russe, l’ambassadeur de Kiev en Allemagne allant jusqu’à dire au fondateur de SpaceX « d’aller se faire voir ».

L’échange a commencé par une proposition d’Elon Musk de paix entre Kiev et Moscou basée sur de nouveaux référendums sous supervision de l’ONU, l’abandon de la Crimée à la Russie et d’un « statut neutre » pour l’Ukraine.

Le milliardaire américain a laissé à ses abonnés sur Twitter le choix de voter « Oui » ou « Non » à cette proposition. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a répondu avec un autre sondage pour ses abonnés : « Quel Elon Musk préférez-vous, celui qui soutient l’Ukraine ou celui qui soutient la Russie ? »

20h58 : Et vous, quelle version d’Elon Musk vous préférez ?




20h44 : La France dénonce « la fuite en avant » de Moscou

« Moscou a choisi la fuite en avant politique » mais aussi « militaire, en annonçant une mobilisation partielle de sa population » et enfin « rhétorique » avec ses menaces de l’utilisation de l’arme nucléaire, a déclaré Catherine Colonna, ministre des Affaires étrangères, lors d’un débat sur l’Ukraine à l’Assemblée nationale.

« Nous ne céderons pas, et nous ne tomberons pas non plus dans le piège. Nous continuerons, pour notre part, de faire preuve de la responsabilité qui incombe à une puissance dotée », a-t-elle ajouté, dans une allusion explicite à l’arme nucléaire. Le président Poutine se trouve aujourd’hui dans une « triple impasse » diplomatique, militaire et intérieure, a-t-elle martelé.

20h22 : Le ministère de la Défense ukrainienne pointe du doigt le soutien apporté par l'Iran à la Russie, notamment traduit par des drones




19h55 : « Je vous signale que l'Europe a intérêt que la Russie, au plus vite, gagne cette guerre », clame le vice-président de la Douma




18h29 : Un hôpital de Kupiansk a été visé par la Russie selon le ministère de la Défense ukrainienne, qui déplore le décès d’un médecin




18h01 : Trois mobilisés sont morts dans le centre d’entraînement de la région de Sverdlovsk

Un mobilisé est mort d’une crise d’épilepsie causée par une intoxication alcoolique, et un autre s’est suicidé, rapporte Nexta. Le troisième a été renvoyé chez lui, où il est mort d’une cirrhose.




17h54 : L’ONU se félicite du « succès » de l’accord sur les céréales

L’accord entre Kiev et Moscou visant à faciliter l’exportation des céréales ukrainiennes a permis d’abaisser les prix des produits alimentaires, a indiqué une responsable de l’ONU ayant participé aux négociations, qualifiant l’accord de « succès ».

Mais Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la Cnuced, l’organisation onusienne en charge du commerce et du développement, a toutefois souligné qu’il fallait désormais faire baisser les prix des engrais - dont la Russie est un important producteur - afin d’éviter une crise alimentaire.

Deux accords ont été signés le 22 juillet sous l’égide de l’ONU pour permettre d’un côté les exportations de céréales ukrainiennes bloquées par la guerre et de l’autre les exportations de nourriture et d’engrais russes, malgré les sanctions imposées par les pays occidentaux à la Russie. L’accord est valable pendant « 120 jours », soit quatre mois.


17h42 : Les crimes commis par la Russie seront « jugés et punis » assure Borne

Elisabeth Borne a assuré, en ouvrant lundi un débat à l’Assemblée nationale sur l’Ukraine, que la France était « déterminée » à ce que les crimes « commis par la Russie soient documentés, jugés et punis ». « Nous sommes déterminés à ce que les crimes commis par la Russie soient documentés, jugés et punis. C’est une condition essentielle au retour d’une paix durable », a déclaré la Première ministre française.

« Chaque jour, avec le plus grand cynisme, la Russie repousse les frontières de la barbarie. Elle fait usage des armes sans discernement, en ciblant les civils, en visant des écoles, des hôpitaux, des centres commerciaux, des convois humanitaires. Dans les territoires occupés, on assiste à des transferts forcés de population, y compris d’enfants. Leur libération s’accompagne de la découverte de nouvelles atrocités, comme à Boutcha, en avril, ou à Izium plus récemment. (…) Ce sont autant de violations des lois de la guerre. Autant d’actes qui justifient d’agir. Autant de monstruosités dont la Russie devra répondre », a-t-elle encore affirmé.


17h20 : Le directeur général de la centrale de Zaporojie libéré

Le directeur général de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojie, arrêté vendredi par la Russie qui contrôle le site, a été libéré, a annoncé lundi l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui dispose d’experts sur place.

« Je salue la libération d’Igor Mourachov », a tweeté le directeur général de l’instance onusienne, Rafael Grossi. « J’ai reçu la confirmation qu’il est rentré chez lui sain et sauf ».


16h59 : Une femme tuée dans un bombardement ukrainien d’une région frontalière en Russie

Une femme a été tuée lundi dans le bombardement par les forces ukrainiennes d’un village situé à proximité de la frontière entre la Russie et l’Ukraine, a annoncé le gouverneur de la région russe de Belgorod.

« Les forces armées ukrainiennes ont bombardé notre village de Golovtchino dans le district municipal de Graïvoron. Les obus ont touché le centre du village, il y a des destructions », a indiqué Viatcheslav Gladkov.


16h50 : La France veut « rendre le coût de la guerre insupportable pour la Russie », dit Borne

La France entend « rendre le coût de la guerre insupportable pour la Russie », a déclaré lundi la Première ministre française Elisabeth Borne en ouvrant un débat sur la guerre en Ukraine à l’Assemblée nationale française.

« Notre objectif est le même depuis le début : rendre le coût de la guerre insupportable pour la Russie, frapper durement son économie, pour l’empêcher de financer son offensive », a affirmé la cheffe du gouvernement. « C’est la Russie qui a lancé cette guerre. C’est elle qui nous pousse à agir ».





16h16 : L’UE convoque les ambassadeurs russes après les annexions en Ukraine

L’UE a convoqué lundi le plus haut diplomate russe en poste à Bruxelles dans le cadre d’une action coordonnée avec les États membres pour condamner et rejeter « l’annexion illégale » d’une partie du territoire ukrainien. « Il s’agit d’une démarche à l’échelle de l’UE et coordonnée par l’UE », a déclaré à l’AFP Peter Stano, porte-parole des affaires étrangères du bloc.

Les pays de l’UE ont commencé vendredi à convoquer les diplomates russes après la signature par le président russe Vladimir Poutine de l’annexion de quatre régions d’Ukraine occupées par ses troupes depuis l’invasion de février. La Belgique avait convoqué l’ambassadeur russe vendredi. L’Italie et l’Autriche ont fait de même lundi.


15h49 : La journaliste russe dissidente Ovsiannikova placée sur la liste des personnes recherchées

La journaliste Marina Ovsiannikova a été placée sur la liste des personnes recherchées en Russie, selon une notice consultée lundi par l’AFP concernant cette voix critique du conflit en Ukraine, connue pour avoir brandi une pancarte pacifiste à la télévision.

Le site du ministère russe de l’Intérieur indique que Mme Ovsiannikova, 44 ans, est recherchée dans le cadre d’une affaire pénale. Inculpée en août pour « diffusion de fausses informations » sur l’armée russe - un crime passible de dix ans de prison - elle était depuis assignée à résidence.


15h21 : Le Parlement russe ratifie la loi sur l’annexion de quatre régions ukrainiennes

Les députés russes ont approuvé lundi à l’unanimité la loi sur l’annexion de quatre régions ukrainiennes, une décision qui avait déjà été approuvée par le président Vladimir Poutine et suscité une pluie de condamnations internationales.

Les députés de la Douma, chambre basse du Parlement, ont tous voté en faveur de l’annexion des régions de Donetsk et de Lougansk (est de l’Ukraine), ainsi que de celles de Kherson et de Zaporojie (sud), selon la retransmission en direct de la cérémonie du vote à la télévision russe.

Ni abstention ni vote contre n’ont été enregistrés.


14h45 : Les pertes militaires russes depuis le début de la guerre




14h24 : Le gaz a cessé de s’échapper de Nord Stream 1, mais pas de Nord Stream 2

Les bouillonnements provoqués par les fuites de gaz ont cessé au-dessus du gazoduc endommagé Nord Stream 1, mais pas de Nord Stream 2, ont annoncé les gardes-côtes suédois lundi après un survol des deux conduites victimes d’un sabotage présumé en mer Baltique.

L’opérateur des gazoducs sous-marins reliant la Russie à l’Allemagne, Nord Stream AG, avait annoncé samedi la fin des fuites sur Nord Stream 2, sur la base d’une pression insuffisante pour s’échapper du gazoduc.


14h03 : Un débat sur l’Ukraine ce lundi après-midi à l’Assemblée nationale

En ouvrant la séance à 16h00, la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet, qui revient d’Ukraine, où elle a rencontré le président Volodymyr Zelensky avec une délégation parlementaire, devrait prendre la parole quelques minutes pour rendre compte de son déplacement. La Première ministre Elisabeth Borne fera ensuite une déclaration, et la cheffe de la diplomatie Catherine Colonna interviendra au cours du débat. Organisé au titre de l’article 50-1 de la Constitution, il ne donnera pas lieu à un vote - même scénario prévu devant le Sénat le 26 octobre.


Comme lors de la présidentielle, la majorité compte de nouveau interpeller le RN, qu’elle accuse de « dépendance » à l’égard de la Russie, ainsi que LFI pour les positions de Jean-Luc Mélenchon sur l’Otan « agresseur », avant l’invasion russe du 24 février. La France envisage de nouvelles livraisons de matériels militaires à l’Ukraine, notamment 6 à 12 canons Caesar prélevés sur une commande destinée au Danemark. Paris a déjà livré 18 exemplaires de ce canon de 155 mm monté sur camion, amputant de près d’un quart le parc de l’armée de Terre française.


13h53 : L’Ambassadrice des droits de l’homme du Royaume-Uni, Rita French, dénonce la « farce » de Vladimir Poutine

« Les référendums fictifs de Poutine doivent être considérés pour ce qu’ils sont : une tentative désespérée de justifier un accaparement illégal du territoire ukrainien souverain, (…) et une violation claire du droit international. Ce n’est pas la démocratie, ni la volonté du peuple ukrainien. C’est une farce - menée au mépris total du cadre légal et constitutionnel de l’Ukraine, et au bout du canon d’une arme. Soyons clairs : le Royaume-Uni n’acceptera jamais les régions de Donetsk, Luhansk, Kherson et Zaporojie comme autre chose qu’un territoire ukrainien », a-t-elle déclaré devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies.

« Les principes de souveraineté et d’intégrité territoriale, si centraux dans la Charte des Nations unies, sont des principes que nous avons tous la responsabilité de défendre. Comme l’a déclaré le Secrétaire général des Nations unies la semaine dernière, la décision de Poutine de procéder à l’annexion de ces régions n’a aucune valeur juridique et doit être condamnée dans les termes les plus forts. »


13h41 : Le ministère de la Défense britannique fait le point sur les positions en Ukraine

Le Royaume-Uni s'attend à une avancée des troupes de Volodymyr Zelensky dans la région de Kherson ainsi que dans le nord-est, à proximité de Lyman.




13h32 : Sergueï Lavrov parle de « génocide » devant la Douma

« Nous défendons nos frontières, notre patrie, notre peuple, du génocide organisé par les descendants des collaborateurs des nazis, qui servent maintenant leur maître outre-Atlantique. Les États-Unis ont subordonné tout l’Occident pour transformer l’Ukraine en instrument de guerre contre la Russie. De la même façon, Hitler avait armé tous les pays de l’Europe pour attaquer l’Union soviétique », affirme le ministre des Affaires étrangères russe.




13h15 : Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov est à la Douma pour ratifier l'annexion des quatre régions situées à l'est et au sud de l'Ukraine




12h59 : Les occupants russes de Lyman ont fui vers la ville de Shchastia

Les occupants russes qui ont « survécu » après la libération de Lyman par les forces armées ukrainiennes ont fui vers la ville de Shchastia dans la région de Lougansk, rapporte Haidai, chef de l’administration militaire et civile ukrainienne, cité par Nexta.




12h35 : Le dirigeant tchétchène Kadyrov dit envoyer ses trois fils adolescents sur le front en Ukraine

Ramzan Kadyrov, proche de Vladimir Poutine, a annoncé lundi envoyer trois de ses fils adolescents combattre en Ukraine, quelques jours après avoir critiqué le commandement militaire russe et appelé à l’usage d’armes nucléaires.

« Le temps est venu (pour eux) de s’illustrer dans une vraie bataille, et je ne peux que saluer leur détermination. Bientôt, ils partiront en première ligne et ils se trouveront dans les zones les plus difficiles de la ligne de contact », a-t-il écrit sur son compte Telegram, au sujet de ses fils Akhmat, Eli et Adam, âgés respectivement de 16, 15 et 14 ans.


12h07 : Le Kremlin juge « émotif » l’appel de Kadyrov à utiliser des armes nucléaires de faible puissance

Le porte-parole du Kremlin a jugé lundi que l’appel à l’emploi d’armes nucléaires de faible puissance en Ukraine, lancé ce week-end par le dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov, tombait sous le coup de l’émotion.

« Dans les moments difficiles, les émotions doivent être exclues (…) Nous préférons faire des évaluations (de la situation) mesurées et objectives », a indiqué aux journalistes Dmitri Peskov, interrogé sur ces déclarations, tout en louant « la contribution héroïque » de Ramzan Kadyrov dans l’offensive armée en Ukraine.


11h42 : La Russie va « consulter » la population pour établir les frontières des régions annexées dans le sud

Moscou va « consulter » la population pour établir les frontières des régions annexées de Kherson et de Zaporojie, dans le sud de l’Ukraine, a indiqué lundi à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

« Nous allons continuer à consulter la population de ces régions », a-t-il déclaré, interrogé pour savoir si la Russie annexait la totalité de ces régions ou uniquement les parties qu’elle occupe.



11h19 : La France envisage de nouvelles livraisons d’armements à l’Ukraine

La France envisage de nouvelles livraisons de matériels militaires à l’Ukraine, notamment 6 à 12 canons Caesar prélevés sur une commande destinée au Danemark, a-t-on appris lundi de source proche du dossier, confirmant une information du Monde. L’opération, en discussions entre les trois gouvernements, n’est pas finalisée à ce stade, selon cette source.

Paris a déjà livré 18 exemplaires de ce canon de 155 mm monté sur camion, amputant de près d’un quart le parc de l’armée de Terre française.

Ces canons supplémentaires produits par Nexter seraient prélevés sur une commande de 19 Caesar passée en 2017 par le Danemark, selon Le Monde. Les Caesar destinés au Danemark sont équipés d’une cabine blindée et de huit roues, quand les modèles équipant l’armée française, plus légers car non blindés, n’ont que six roues. Ils emportent également davantage d’obus (30 contre 18), qui peuvent être tirés à 40 kilomètres.



11h05 : Les drapeaux russes retirés à Lyman

Des soldats ukrainiens enlèvent deux drapeaux russes d’une place à Lyman après que les troupes russes ont été forcées de se retirer de la ville, selon des images de Sky News.



10h21 : Des attaques russes endommagent des maisons et des infrastructures dans l’Oblast de Sumy

Le gouverneur de l’Oblast de Sumy, Dmytro Zhyvytskyi, a signalé le 2 octobre que les forces russes ont frappé les communautés de Yunakivka et Khotin au moins 56 fois, rapporte The Kyiv Independent.




09h25 : Le point sur la situation sur le terrain




09h04 : En Europe, les économies de gaz seront « cruciales » pour passer l’hiver

Les mesures d’économie de gaz en Europe seront « cruciales » cet hiver pour maintenir les stocks à des niveaux suffisants en cas de coupure totale du gaz russe et de « vague de froid tardive », souligne lundi l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans son rapport trimestriel.

Le tarissement du gaz russe, en réponse aux sanctions frappant Moscou depuis l’invasion de l’Ukraine, a fait exploser les prix sur les marchés mondiaux et conduit les Européens à s’approvisionner auprès d’autres sources, en important massivement du gaz naturel liquéfié (GNL), notamment américain, et du gaz norvégien.

Grâce à cette stratégie de diversification, « les stocks de gaz étaient pleins à presque 90 % à fin septembre », a indiqué l’AIE, basée à Paris, tout en mettant en garde l’Europe sur les conséquences, dès cet hiver et l’année prochaine, d’une éventuelle coupure totale du gaz russe.

08h52 : Un militaire russe suspendu après des milliers de mobilisations par erreur

Le responsable du recrutement militaire dans une région russe d’Extrême-Orient a été suspendu de ses fonctions, a indiqué lundi un responsable local, après la convocation par erreur de milliers de personnes pour combattre en Ukraine.

« Le commissaire militaire du kraï (région) de Khabarovsk, Iouri Laïko, est suspendu de ses fonctions. Cela n’aura aucune influence sur l’objectif que nous a fixé le président », a déclaré le gouverneur, Mikhaïl Degtiariov, dans une vidéo sur Telegram.

Il n’a pas donné la raison exacte de cette suspension, mais laissé entendre qu’elle était liée à de nombreuses erreurs. « En dix jours, plusieurs milliers de nos compatriotes ont reçu des convocations et se sont rendus dans les commissariats militaires. Nous avons renvoyé à la maison environ la moitié d’entre eux, car ils ne remplissaient pas les critères de sélection pour entrer dans l’armée », a indiqué le gouverneur.

08h42 : Londres pointe du doigt les dysfonctionnements de la mobilisation en Russie

D’après le ministère de la Défense britannique, le fait que Vladimir Poutine ait reconnu si vite des dysfonctionnements dans la mobilisation partielle en Russie montre l’ampleur probable des dysfonctionnements. Les responsables ont très probablement recruté des personnes inéligibles et auront du mal à former les nouvelles recrues, précise Londres dans son analyse quotidienne de la guerre en Ukraine.



08h29 : En Bulgarie, Borissov revient en force mais n’est pas certain de gouverner

Retour à la case départ : le parti de l’ex-Premier ministre bulgare Boïko Borissov est arrivé en tête des élections législatives dimanche, mais l’espoir est mince d’une sortie de l’impasse politique.

Sa formation conservatrice Gerb a recueilli de 23 à 25 % des suffrages, devant « Continuons le changement » de son rival centriste Kiril Petkov (19 à 20 %), selon les projections publiées dans la soirée par deux instituts de sondage sur la base des premiers dépouillements. Dans un Parlement fragmenté, aucune coalition franche ne se dessine.

C’est la quatrième fois en dix-huit mois que les Bulgares étaient appelés à élire leur parlement - une période d’instabilité politique sans précédent depuis la fin du communisme en 1989. Ils l’ont fait sans conviction - le taux de participation est historiquement bas (25 % à 16 heures), comme en novembre 2021 - et dans un climat morose, à l’approche d’un hiver assombri par la flambée des prix et la guerre en Ukraine.

08h17 : Tractage de char russe




08h08 : Près du front sud, une garderie à vélos pour attendre le retour de la paix

Ils sont verts, rouges, noirs, bleus… Tous abandonnés. A Zelenodolsk, petite ville ukrainienne proche du front sud, encore bombardée jeudi par l’armée russe, des centaines de vélos racontent le sauve-qui-peut face à l’ennemi. Certains engins étaient bichonnés : un tricot protège une selle, une petite sacoche est fixée sur un cadre. D’autres ressemblent plus à des outils de travail, rouillés, durs au mal.

Les porte-bagages sont parfois pourvus d’un siège bébé, parfois d’une cagette. Il y a aussi un lourd triporteur pour personne handicapée, quelques poussettes, des fauteuils roulants, des charrettes et un petit vélo marron à roulettes. Plus de 600 cycles patientent dans et autour d’un petit entrepôt de Zelenodolsk. « Nous les gardons pour leurs propriétaires », afin qu’ils puissent les récupérer à la fin de la guerre, affirme Vitaliï Rekhlitskiï, qui travaille pour la municipalité.

Nombre d’entre eux sont arrivés début mars, alors que l’armée russe prenait progressivement le contrôle d’une partie de la région voisine de Kherson. A ce moment, l’envahisseur avait déjà volé la plupart des voitures dans les villages environnants, indique Vitaliï Rekhlitskiï. Pour partir, il ne restait que le vélo.

07h56 : Le Nobel de la paix et l’Ukraine

Les remises de prix Nobel débute cette semaine, sous la chape sombre d'une guerre en cours en Europe. C'est le prix de la paix qui devrait à nouveau avoir le plus de retentissement cette année.

Après avoir déjà co-sacré le journaliste russe Dmitri Mouratov - avec sa consoeur philippine Maria Ressa - le comité norvégien attribuera-t-il un prix anti-Poutine après l'invasion de l'Ukraine? Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale, un conflit interétatique ne s'était déroulé aussi près d'Oslo.

La Cour pénale internationale, chargée d'enquêter sur des crimes de guerre en Ukraine, ainsi que la Cour internationale de justice, également basée aux Pays-Bas, sont évoquées. Tout comme l'opposant russe emprisonné Alexeï Navalny ou l'opposante bélarusse Svetlana Tikhanovskaïa.

07h45 : L’Assemblée nationale se penche sur l’Ukraine

Les députés font leur rentrée dans l’hémicycle lundi avec un débat sur la situation en Ukraine, plus tendue que jamais après la revendication par Moscou de l’annexion de quatre régions. A 16 heures, la Première ministre Elisabeth Borne devrait ouvrir la discussion. La cheffe de la diplomatie Catherine Colonna pourrait également intervenir, selon son entourage.

L’armée ukrainienne est entrée samedi dans Lyman, ville stratégique de l’est de l’Ukraine, dans la région de Donetsk dont l’annexion la veille par Moscou a été fermement condamnée par Kiev et les Occidentaux. Ce débat, organisé au titre de l’article 50-1 de la Constitution, ne donnera pas lieu à un vote.

La présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet revient d’un déplacement en Ukraine avec plusieurs parlementaires de la majorité et la vice-présidente socialiste Valérie Rabault, pour manifester la « solidarité de la France ». Dans l’hémicycle, la discussion promet d’être animée, avec la majorité qui compte bien interpeller le RN, qu’elle accuse régulièrement de proximité avec la Russie.

07h32 : La Grande Europe bientôt en sommet à Prague pour se rassembler face à Moscou

Les dirigeants de l’Union européenne et leurs homologues du continent vont se réunir jeudi et vendredi à Prague pour discuter des réponses aux conséquences dramatiques de la guerre russe en Ukraine, selon le président du Conseil européen Charles Michel.

« Dans quelques jours, nous nous réunirons à Prague pour deux événements importants : la première réunion de la Communauté politique européenne le 6 octobre, et une réunion informelle du Conseil européen le lendemain », a-t-il annoncé dimanche dans la lettre d’invitation aux dirigeants de l’UE.

« Nous avons convenu de lancer la Communauté politique européenne dans le but de rassembler les pays du continent », a-t-il souligné. Les dirigeants de 17 pays européens (Royaume-Uni, Turquie, les 6 pays des Balkans occidentaux, la Suisse, la Norvège, l’Islande, le Liechtenstein, l’Ukraine, la Géorgie, la Moldavie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan) ont été invités.

07h23 : On rembobine

Vous n’avez pas suivi l’actualité sur le front de l’Ukraine ce week-end ? Vous pouvez retrouver notre live de dimanche :

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Et celui de samedi :

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07h15 : Près du front, les villageois émergent des caves après la retraite russe

Pour Ludmila Omelchenko, une retraitée de 62 ans habitant un petit village dévasté par les bombes, la reconquête par l’armée ukrainienne de la ville proche de Lyman signifie qu’elle pourra dormir hors de sa cave pour la première fois en sept mois. « J’ai dormi dans le sous-sol depuis le premier jour de cette guerre infernale [le 24 février], mais hier, les bombardements ont cessé », a raconté dimanche l’habitante de Zakitne, à 10 km de Lyman.

« J’ai osé dormir de nouveau dans mon propre lit la nuit dernière », a-t-elle ajouté, tressaillant au bruit des tirs d’artillerie qui résonnent encore en provenance de la ligne de front de la région de Donetsk.

L’armée ukrainienne a annoncé samedi être entrée dans Lyman, nœud ferroviaire régional stratégique. Le ministère russe de la Défense a indiqué que ses troupes se retiraient « vers des lignes plus favorables ».

07h09 : L'armée russe embarrassée par la perte de Lyman, un carrefour logistique vital

La capture dimanche par l'armée ukrainienne de la ville de Lyman, un important noeud ferroviaire dans la région de Donetsk (est) annexée par Moscou, pose un grave problème aux forces russes, sur la défensive et obligées d'établir une nouvelle ligne de front. Dans l'est de la région de Kharkiv (nord-est), le réseau ferroviaire converge à un endroit vers la gare de Koupiansk Vouzloviï, pour ensuite descendre au sud vers Svatové, dans la région de Lougansk, annexée par la Russie.

Pendant les six mois d'occupation russe, les trains ont acheminé par ces rails des approvisionnements aux troupes de Moscou stationnées plus au sud, faisant de cette gare un carrefour logistique vital pour les opérations militaires russes. Mais la donne a changé ces derniers jours. La contre-offensive ukrainienne a permis à Kiev de reprendre de larges pans de territoires dans la région, forçant les Russes au repli.

La gare de Koupiansk Vouzloviï, quoique fortement endommagée, est désormais entre les mains de l'armée ukrainienne.

07h05 : Bienvenue sur ce nouveau live

Bonjour à toutes et à tous. Comme chaque jour, la rédaction de 20 Minutes est mobilisée pour vous donner toutes les informations sur le conflit. Ce lundi, les forces russes tentent de s’organiser après la reprise de Lyman par les Ukrainiens. La capture dimanche par l’armée ukrainienne de la ville de Lyman, un important nœud ferroviaire dans la région de Donetsk (est) annexée par Moscou, pose un grave problème aux forces russes, sur la défensive et obligées d’établir une nouvelle ligne de front. En France, la question de la guerre en Ukraine occupera nos députés. Ils font leur rentrée dans l’hémicycle ce lundi avec un débat sur la situation en Ukraine, plus tendue que jamais après la revendication par Moscou de l’annexion de quatre régions.