Guerre en Ukraine : Kiev craint de découvrir un nouveau charnier et la Russie face à des résolutions historiques à l’ONU

ReCAP' Ce lundi 26 septembre, « 20 Minutes » fait le point pour vous, comme tous les soirs, sur l’avancée du conflit en Ukraine

F.P. avec AFP
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Un soldat ukrainien examine un possible champ de mines près d'un élevage de poulets industriel, une zone où les fosses russes ont été creusées, près d'une fosse commune présumée à Kozacha Lopan, dans la région de Kharkiv, le 26 septembre 2022
Un soldat ukrainien examine un possible champ de mines près d'un élevage de poulets industriel, une zone où les fosses russes ont été creusées, près d'une fosse commune présumée à Kozacha Lopan, dans la région de Kharkiv, le 26 septembre 2022 — Photo by Yasuyoshi CHIBA / AFP
  • La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur le conflit diplomatique russo-ukrainien devenu une guerre qui fait chaque jour des morts, des blessés et des milliers de réfugiés.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et sur les événements de cette crise qui secoue la Russie, l’Ukraine, l’Europe ou encore les Etats-Unis.
  • Ce lundi, l’Ukraine a annoncé enquêter sur un possible nouveau charnier, dans une ferme industrielle de poulets abandonnés, dans le nord-est du pays à quelques kilomètres de la frontière russe.

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

Encore un charnier en passe d’être découvert ? Ce lundi soir, l’Ukraine dit enquêter sur un nouveau site présumé près de la petite ville de Kozatcha Lopan, dans le nord-est du pays, à deux kilomètres seulement de la frontière. Le nombre de cadavres enfouis dans cette ferme industrielle de poulets abandonnés, jonchée de débris, et avec des signes de combats présents tout autour, n’est pas précisément connu encore. Mais les militaires et enquêteurs évoquent 90 à 100 corps, sans donner de détails, indique l’AFP.

Des équipes de démineurs sont arrivées sur le site. Des médecins-légistes doivent suivre cette semaine. Si elle était confirmée, cette découverte viendrait une semaine à peine après celle faite dans une forêt près d’Izioum, où les Ukrainiens ont découvert des centaines de tombes après le départ des forces russes. Au total, 447 corps y ont été exhumés, la quasi-totalité d’entre eux des civils. Selon le gouverneur de la région de Kharkiv, la majorité de ces cadavres présentaient des signes de mort violente et 30 des « signes de torture ».

Le chiffre du jour

Dans un bilan dressé ce lundi, les gardes-frontières finlandais disent avoir compté 17.000 entrées de Russes en Finlande ce week-end, ce qui en fait le plus chargé de l’année. Dans le détail, samedi, 8.572 Russes sont entrés en Finlande via la frontière terrestre - pour 4.199 sorties vers la Russie, et 8.314 dimanche - pour 5.068 sorties, selon les statistiques publiées lundi. Pour Mert Sasioglu, un responsable de l’autorité frontalière, « le niveau est environ le double de ce qu’il était il y a une semaine », avant l’ordre de mobilisation annoncé mercredi par le président russe Vladimir Poutine.

Ce n’est pas que la Finlande. Pour éviter la mobilisation, annoncée le 21 septembre, de nombreux Russes semblent avoir choisi de fuir le pays, au regard de l’affluence accrue aux frontières avec la Géorgie, le Kazakhstan, ou la Mongolie. Les liaisons aériennes ont aussi été prises d’assaut.

Cet afflux a nourri la crainte que la Russie interdise de sortie du pays les hommes en âge de combattre. Le porte-parole du Kremlin a indiqué ce lundi que les autorités n’avaient « pas pris de décision » à ce stade sur ce sujet.

La phrase du jour

L’ère du chantage nucléaire doit prendre fin »

Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, a plaidé lundi pour l'« élimination » de toutes les armes nucléaires après les menaces de la Russie sur leur possible utilisation en Ukraine. « La Guerre froide avait conduit l’humanité à quelques minutes de l’anéantissement. Aujourd’hui, des décennies après la chute du mur de Berlin, nous entendons à nouveau les intimidations nucléaires », déplore-t-il. « L’idée qu’un pays puisse mener et gagner une guerre nucléaire est insensée », a-t-il poursuivi, estimant que « sans l’élimination des armes nucléaires il ne peut y avoir de paix » ni de « confiance ».

Le chef de l’ONU a par ailleurs une nouvelle fois regretté l’échec de la conférence d’examen du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). A l’issue de quatre semaines de négociations des 191 pays signataires, la Russie avait bloqué fin août l’adoption de la déclaration commune, notamment en raison de paragraphes concernant la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, occupée par les militaires russes.


La tendance du jour

Va-t-on vers des résolutions historiques à l’ONU contre la Russie et la Chine ? Les pays occidentaux et leurs alliés hésitaient depuis plusieurs mois à s’en prendre à ces poids lourds de la scène mondiale, mais sont en passe de franchir le pas, craignant de ne pas parvenir à construire une alliance assez forte pour faire approuver les textes à la majorité des 47 Etats membres du Conseil. Mais ils sont en passe de franchir le pas, la Russie et la Chine étant pour la première fois visées par des projets de résolution devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

La semaine dernière, les pays membres de l’Union européenne sauf la Hongrie ont présenté un premier texte pour demander un Rapporteur spécial sur la Russie pour une période d’un an, une initiative qualifiée par Moscou de "politiquement biaisée". Cette initiative intervient dans un contexte d’inquiétude face à l’intensification de la répression en Russie, alors que la guerre fait rage en Ukraine.

Et ce lundi, ce sont les Etats-Unis - soutenus par le Royaume-Uni, le Canada, la Suède, le Danemark, la Finlande, l’Islande et la Norvège - qui ont lancé un second texte pour demander au Conseil de débattre de la situation au Xinjiang, dans le nord-ouest de Chine, où Pékin est accusé de commettre des crimes contre l’humanité à l’encontre des Ouïghours principalement.