Guerre en Ukraine : « Les Etats-Unis réagiront « de manière décisive » si la Russie utilise une bombe nucléaire tactique

conflit Retrouvez toutes les informations sur le conflit sur la journée du dimanche 25 septembre

X.R.
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Le conseiller américain à la sécurité national Jake Sullivan a prévenu que les Etats-Unis agiraient si la Russie utilise une arme nucléaire.
Le conseiller américain à la sécurité national Jake Sullivan a prévenu que les Etats-Unis agiraient si la Russie utilise une arme nucléaire. — Andrew Harnik/AP/SIPA

L’ESSENTIEL

  • Durant cinq jours, 20 Minutes est en Ukraine. A cette occasion, nous vous proposons un week-end spécial sur la guerre contre la Russie qui dure depuis plus de 200 jours.
  • Vladimir Poutine a annoncé mercredi une « mobilisation partielle », qui concerne 300.000 réservistes. Devant le mouvement de fuite du pays que cette décision a provoqué, le président russe a fait passer la peine de prison pour les déserteurs à 10 ans.
  • La guerre a largement été abordée lors de l’Assemblée générale de l’ONU. La Chine, habituel allié de Moscou, a appelé les deux pays à ne pas laisser le conflit « déborder » et espère une « résolution pacifique ».

A VOIR


A LIRE AUSSI




20h58 : Ce live est maintenant terminé, merci à vous de l'avoir suivi.
19h53 : « Il n’y a pas d’accord possible avec la Russie », martèle Volodymyr Zelensky

Alors que la Russie a lancé une large mobilisation de sa population pour poursuivre son invasion de l’Ukraine, le président Volodymyr Zelensky, interrogé vendredi par 20 Minutes, a invité les Russes à rejeter cette décision : « Les Russes appelés à être mobilisés ont peur de manifester et d’être arrêtés. Mais, qu’ils comprennent bien la situation, une fois sur le front, ils devront tirer sur des Ukrainiens et nous leur répondrons. Ils ont tout intérêt à manifester. C’est comme ça que la démocratie fonctionne ».

Pour retrouver les principales infos du week-end, c’est à lire par ici.



18h52 : Suppositions terribles

A Moscou, une femme a été arrêtée et emmenée dans un camion de police. Quand ses cris ont commencé à retentir à l'intérieur, les forces de sécurité ont éloigné les journalistes. Aucun information n'a filtré sur l'état de santé de la jeune femme ou son maintien en détention.




18h43 : Des dizaines de milliers de pèlerins juifs en Ukraine malgré la guerre

Des dizaines de milliers de juifs hassidiques se sont rassemblés dans la ville ukrainienne d'Ouman pour leur pèlerinage annuel, malgré les appels à renoncer à cause du conflit en cours, ont annoncé les autorités dimanche. Chaque année, des pèlerins hassidiques viennent du monde entier à Ouman pour le nouvel an juif, Rosh Hashana, sur la tombe de Rabbi Nahman de Breslev (1772-1810), une des principales figures du hassidisme, un courant orthodoxe du judaïsme.

Même si Ouman, ville du centre de l'Ukraine, se trouve relativement loin des fronts où s'affrontent les armées ukrainienne et russe, les autorités ukrainiennes et israéliennes avaient exhorté les pèlerins à ne pas venir pour les célébrations prévues de dimanche à mardi cette année. Durant Rosh Hashana, la vente d'alcool, de feux d'artifice, de pétards et d'armes factices a été interdite et un couvre-feu décrété de 23 heures à 5 heures locales, selon une porte-parole de la police régionale, Zoya Vovk.

18h13 : Violentes manifestations contre la mobilisation au Daghestan

Au Daghestan, république russe qui borde l’Azerbaïdjan et la Géorgie, les manifestations contre l’ordre de mobilisation partielle se poursuivent, en particulier dans la capitale Makhatchkala. Plusieurs vidéos montrent des affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants. La garde nationale est intervenue.





18h00 : Poutine fragilisé ?

Contraint d'annoncer une mobilisation partielle qu'il avait toujours refusé, Vladimir Poutine doit revoir tous ses plans avec la contre-offensive ukrainienne. S'il ne craint pas ses détracteurs opposés à la guerre, le président russe aurait-il céder aux critiques des plus nationalistes ? On vous propose de revenir sur la situation du maître Kremlin avant le décret de mobilisation, dans cet article de notre journaliste Xavier Regnier.



17h53 : Les Géorgiens ont choisi leur camp




17h41 : Les Etats-Unis réagiront « de manière décisive » si la Russie utilise une bombe nucléaire tactique

« Nous avons communiqué directement, en privé et à des niveaux très élevés au Kremlin que toute utilisation d’armes nucléaires aura des conséquences catastrophiques pour la Russie, que les États-Unis et nos alliés répondront de manière décisive, et nous avons été clairs et précis sur ce que cela impliquera », a déclaré le conseiller américain à la sécurité nationale Jake Sullivan dans l’émission Face à la Nation de la chaîne CBS ce dimanche.




17h29 : 20 soldats ukrainiens vont être soignés en Israël

« Israël va recevoir pour les soigner 20 soldats ukrainiens qui ont été sérieusement blessés pendant la guerre », a indiqué Michael Brodsky, l’ambassadeur israélien en Ukraine. Les deux premiers patients devraient arriver ce dimanche au Sheba Medical Center de Tel-Aviv.

17h23 : En Bulgarie, des russophiles célèbrent Poutine

Chanson Kalinka, drapeaux russes et tee-shirts à l’effigie de Poutine : la guerre en Ukraine n’a pas ébranlé les convictions des russophiles bulgares, qui se sont rassemblés dimanche dans le centre du pays dans une ambiance festive. Dans cet Etat pauvre des Balkans qui a rejoint l’Otan en 2004 et l’UE en 2007, de nombreux habitants, nostalgiques du régime communiste, regardent encore vers l’Est.

Hristo Ganev, chauffeur de 60 ans, est arrivé sur place en tout début de matinée. Sur les stands proposant toutes sortes de produits à la gloire de la Russie, des casquettes aux tasses de thé, il a acheté un tee-shirt frappé du « Z » de l’offensive en Ukraine, avec le dessin d’un soldat armé jusqu’aux dents. « Sans la Russie, la Bulgarie n’aurait pas existé », affirme-t-il en référence notamment à la guerre russo-turque de 1877-1878, qui a mis fin à cinq siècles de domination ottomane.

Marié à une Russe qu’il a rencontrée quand il travaillait en Sibérie à la fin des années 1980, cet homme à la carrure imposante défend la politique du président Vladimir Poutine, convaincu qu’il « combat le nazisme ». Il se déclare même « favorable à une guerre nucléaire, si c’est le prix à payer pour se libérer de la domination américaine ». Les Bulgares sont encore près de la moitié à juger que la Russie n’est pas responsable de la situation actuelle et nombreux sont ceux qui s’opposent à la livraison d’armes à Kiev, selon un sondage Eurobaromètre effectué en avril.

17h12 : « Nous riposterons à chaque frappe », prévient Zelensky

« Nous riposterons à chaque frappe de l'ennemi dans toutes nos villes et nos régions. Nous allons libérer notre pays tout entier. Nous ne permettrons pas que l'occupant reste impuni. Chaque meurtrier et tortionnaire sera traduit en justice », affirme le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dans un message relayé par le ministère ukrainien des Affaires étrangères.




16h57 : Les négociations sur le prix du gaz norvégien pourraient avancer « cette semaine », espère l’eurodéputé Canfin

Plafonner les prix du gaz que la Norvège fournit aux pays européens en quête d’alternative au gaz russe, est une question de « solidarité entre alliés », a souligné dimanche le député européen Pascal Canfin. Alors que l’Union européenne cherche comment se passer du gaz de Russie, « une négociation est en cours avec la Norvège pour faire baisser le prix du gaz qu’on achète aux Norvégiens. Puisque nous avons fortement réduit nos achats de gaz russe, aujourd’hui le principal fournisseur de gaz en Europe est la Norvège », a dit sur France Inter le président de la commission Environnement au Parlement européen, qui espère « un atterrissage cette semaine » sur ce sujet.

« On partage à peu près tout avec la Norvège, les valeurs, la démocratie, l’opposition à Poutine… sauf la rente du gaz. Parce que ça nous coûte à peu près 100 milliards d’euros d’aller acheter du gaz en Norvège, et eux ça leur rapporte. Donc il est assez légitime de se mettre d’accord sur un prix maximum », a estimé l’ancien ministre français.

16h46 : Comment expliquer la contre-offensive ukrainienne ?

Elle a été aussi soudaine qu'inattendue. La contre-attaque ukrainienne, lancée début septembre, a permis à Kiev de reprendre d'importants territoires, en particulier au nord-est, et de renverser le rapport de forces. Au point de faire douter le Kremlin. Alors, comment expliquer la réussite de cette offensive ? Notre journaliste Camille Poher fait le point.



16h35 : Plus de 3.000 Russes entrés en Mongolie à Altanbulag

Il n'y a pas que par la Géorgie que les citoyens russes cherchent à échapper à la conscription. De longues files de véhicules ont aussi été repérées à la frontière avec la Mongolie. Selon le chef d'un poste de contrôle dans la ville d'Altanbulag, plus de 3.000 Russes sont entrés en Mongolie par ce seul point de passage depuis mercredi. 

16h27 : Le réseau d'eau de Mykolaïv endommagé après un bombardement russe

Le maire de Mykolaïv, Oleksandr Sienkovych, a indiqué sur Telegram que la Russie avait bombardé sa ville, endommageant bâtiments résidentiels et réseau d'eau potable. « Les équipes de réparation et les travailleurs des services publics travaillent sur le terrain », ajoute-t-il.

16h20 : Plus de 2.000 arrestations en Russie

Le nombre de personnes arrêtées après les manifestations en Russie contre la mobilisation partielle est monté à plus de 2.000, selon le groupe spécialisé OVD-Info. Des enfants figurent parmi les personnes interpellées.

16h12 : La Russie pas vraiment isolée

Si les Européens et les Américains ont multiplié les trains de sanctions contre la Russie depuis le début de la guerre, ce n'est pas le cas de bien d'autres pays, comme la Turquie ou la Chine. Notre journaliste Diane Regny fait le point sur l'isolement de Moscou sur la scène internationale.



16h03 : Kiev alerte contre un « génocide ethnique » en Crimée au moyen de la mobilisation

Le conseiller présidentiel Mikhaïlo Podolyak a dénoncé sur Twitter « la circonscription massive des Tatars de Crimée » imposée par la Russie, « un véritable génocide ethnique ». « Forcer les citoyens à la guerre dans une zone occupée » n'est autre qu'un moyen pour Moscou de « nettoyer le territoire d'une population déloyale » selon lui.




15h52 : Les annexions formalisées le 30 septembre ?

Selon des propos du député russe Yaroslav Nilov, rapportés par l'agence de presse russe TASS, la procédure d'annexion formelle des régions de Zaporojie et Kherson, ainsi que des « Républiques populaires » de Donetsk et Lougansk, à la Russie pourrait être lancée le 30 septembre. Il explique avoir reçu la consigne de « passer trois fois les tests PCR pour pouvoir participer à un événement important le 30 septembre ».

15h44 : Un exercice de l'Otan rassemble 4.200 militaires de 17 pays en Lettonie




15h32 : Les concerts de Roger Waters en Pologne annulés à cause de ses déclarations sur l’Ukraine

Dans une lettre ouverte début septembre, le musicien britannique cofondateur du groupe Pink Floyd avait écrit que l’Occident devrait arrêter de fournir des armes à l’Ukraine et accusé le président ukrainien Volodymyr Zelensky d’avoir toléré un « nationalisme extrême » avant de lui enjoindre de mettre un terme à « cette guerre meurtrière ». L’organisateur de concert Live Nation Polska, a indiqué samedi sur Twitter que les deux concerts de Roger Waters, qui avaient été prévus en avril 2023 dans la grande salle de sports de la ville avaient été annulés, mais sans fournir de précisions.

Le conseil municipal de Cracovie doit par ailleurs se prononcer cette semaine sur une motion déclarant Roger Waters « persona non grata ». L’un des membres du conseil municipal, Lukasz Wantuch, a appelé les habitants de la ville à boycotter ses concerts. « Lukasz Wantuch semble ne rien connaître de mon histoire (qui a consisté) à œuvrer toute ma vie, au prix de certains sacrifices personnels, au service des droits humains », a déclaré le chanteur-compositeur. Paraphrasant les paroles du grand succès des Pink Floyd « Another Brick in the Wall », Waters a ajouté : « Hey ! Lukasz Wantuch ! "laissez les enfants tranquilles !" ».


15h26 : Kiev « dérussifiée »

En Ukraine, les traces de culture russe et toute attache avec le pays de Rasputine, à commencer par l’héritage de la période soviétique, font l’objet d’un coup de karcher culturel. Il y a quelques semaines, Iryna Tuz racontait à notre journaliste Xavier Regnier la « dérussification » en marche à Kiev, des noms de rues aux statues retirées de leur support.



15h18 : Sept nouveaux cargos chargés de céréales quittent l’Ukraine

Le ministère ukrainien des Infrastructures a annoncé que sept nouveaux cargos de produits agricoles avaient quitté les ports ukrainiens ce dimanche, portant à 218 le nombre total de navires exportant les récoltes ukrainiennes depuis l’ouverture d’un corridor en mer Noire au mois d’août.

15h09 : La belle histoire du jour

Maryna Mamonova, une médecin qui fait partie des militaires ukrainiens libérés lors d'un échange de prisonniers, a accouché cette nuit et donné naissance à une petite fille.




14h51 : Les Emirats vont fournir à l'Allemagne du gaz liquéfié et du diesel en 2022 et 2023

Les Emirats arabes unis et l'Allemagne ont signé dimanche à l'occasion d'une visite du chancelier allemand Olaf Scholz à Abou Dhabi, un accord prévoyant la fourniture en 2022 et 2023 de gaz liquéfié et de diesel de ce pays du Golfe à Berlin. Le texte prévoit des livraisons pouvant aller jusqu'à 250.000 tonnes de diesel par mois en 2023 selon Wam, l'agence de presse officielle des Emirats, alors que l'Allemagne cherche à réduire sa dépendance aux énergies fossiles russes.

14h34 : Un Britannique capturé en Ukraine raconte son calvaire

L’un des cinq Britanniques capturés en Ukraine et de retour au Royaume-Uni après un échange de prisonniers entre Moscou et Kiev a raconté dans une interview au tabloïd britannique The Sun sa détention. Agé de 28 ans, Aiden Aslin avait été fait prisonnier en Ukraine, où il combattait pour Kiev, et a été condamné à mort pour mercenariat.

Après sa reddition lors du siège de Marioupol en avril, « le soldat a demandé en Russe "d’où es-tu ?" Je lui ai dit que j’étais de Grande-Bretagne et il m’a donné un coup de poing au visage », a-t-il raconté au Sun. Selon son récit, il a ensuite été séparé des autres prisonniers et interrogé à l’arrière d’un véhicule blindé. « L’officier fumait une cigarette et s’est agenouillé en face de moi pour me demander "tu sais qui je suis ?" J’ai dit non et il a répondu en russe "je suis ta mort".»

Il a raconté avoir passé les cinq mois qui ont suivi dans une cellule de 1,20 m par 1,80 m infestée de cafard et de poux, privé de lumière du jour si ce n’est lorsqu’on l’en sortait pour tourner des vidéos de propagande ou pouvoir communiquer avec le ministère britannique des Affaires étrangères. Selon le Sun, le prisonnier entendait l’hymne russe joué en boucle et se voyait intimer l’ordre de se lever et chanter sous peine d’être battu, et aussi de crier « gloire à la Russie ».


14h18 : La Russie admet des « erreurs » durant la mobilisation

Les autorités russes ont promis de réparer les « erreurs » commises dans le cadre de la mobilisation décrétée par le président Vladimir Poutine, après la convocation de personnes censées être exemptées qui a suscité un tollé. En annonçant mercredi cette mobilisation « partielle » des réservistes pour aller en Ukraine, Vladimir Poutine avait souligné que seules les personnes ayant une expérience militaire ou des compétences « pertinentes » seraient appelées.

Mais plusieurs cas de personnes ayant dépassé l’âge de combattre, malades ou exemptées pour d’autres raisons, ont provoqué des réactions indignées sur les réseaux sociaux, suscitant l’embarras et l’inquiétude des autorités. Dans la région de Volgograd (Sud-Ouest), c’est un militaire à la retraite de 63 ans, souffrant d’un diabète lourd et de problèmes cérébraux, qui a été renvoyé du centre d’entraînement où il avait été convoqué, selon les autorités. Dans la même région, le directeur d’une petite école rurale, Alexandre Faltine, âgé de 58 ans, a reçu un ordre de mobilisation alors qu’il n’avait pas servi dans l’armée. Après la publication d’une vidéo de sa fille sur les réseaux sociaux, où elle a été très partagée, il a pu rentrer chez lui.

12h52 : Des médias russes dans l'hôtel bombardé à Kherson

Selon les forces d'occupations russes, des journalistes de plusieurs médias russes, dont Russia Today, se trouvaient dans l'hôtel Play Hotel by Ribas à Kherson, dont Moscou affirme qu'il a été bombardé par l'Ukraine.

12h35 : Des « référendums », pour quoi faire ?

Après des mois d’enlisement du conflit, la Russie commence à perdre des territoires conquis. Le moment pour lancer les « référendums » d’annexion est donc choisi avec soin, tant pour légitimer les conquêtes que pour détourner l’attention. Note journaliste Cécile de Sèze décrypte tous les enjeux derrière la stratégie référendaire russe.



12h21 : Chaton tireur d'élite

Un peu de douceur à l'heure du déjeuner avec ces matoux qui suivent aussi un entrainement militaire.



12h07 : Encore des drones

De nouveaux drones ont été lancés sur Odessa ce dimanche. Selon toute vraisemblance, il s’agit de drones Shaded-136, de fabrication iranienne. Kiev accuse depuis plusieurs jours l’Iran de fournir des armes, et notamment des drones, à la Russie. « Odessa a encore été attaquée par des drones kamikazes ennemis. L’ennemi a touché le bâtiment administratif du centre-ville trois fois », indique le commandement Sud de l’armée ukrainienne sur Facebook. Aucune victime n’a été signalée.




11h50 : Plus de 700 personnes arrêtées en Russie

Après des manifestations samedi contre la mobilisation partielle décrétée par Vladimir Poutine, 710 personnes ont été arrêtées dans 32 villes, dont la moitié à Moscou, selon OVD-Info, une organisation spécialisée dans le décompte des arrestations.

11h38 : Les menaces nucléaires de la Russie sont « un problème pour le monde entier », souligne Kiev

Après le discours à l'ONU de Sergueï Lavrov, le conseiller présidentiel Mykhaïlo Podolyak a estimé que ses « menaces nucléaires voilées » étaient « une grande moquerie des institutions mondiales ». « Les menaces nucléaires de la Russie ne sont pas un problème ukrainien, mais celui du monde entier », alerte-t-il, appelant les puissances nucléaires à « décrire clairement les conséquences pour la Russie ».




11h25 : Mozart versus Wagner

Talkie-walkie en main, Steve, 52 ans, dont 23 dans les Marines, conduit une Jeep remplie de sacs de denrées alimentaires fournis par l'ONG World Central Kitchen. Il fait partie du groupe Mozart, un groupe d'anciens Marines américains voulant « sauver des vies » en Ukraine et dont le nom est un «pied de nez» au groupe paramilitaire russe Wagner.

Au total, le groupe Mozart vient livrer ce jour-là 260 paquets qui sont entreposés sur la scène du théâtre d'un village de la région de Donetsk, avant d'être distribués aux citoyens. Jusqu'à présent selon Steve, qui n'a pas souhaité donner son nom de famille, «nous avons peut-être livré environ 12 tonnes de nourriture». «Ca parait peu, mais nous sommes une petite organisation», ajoute-t-il. L'homme estime que du fait de la taille modérée de ses équipes, Mozart est capable d'aller plus loin que «les grosses organisations». Mozart organise aussi des formations pour les militaires ukrainiens, mais «en aucun cas nous ne conduisons des opérations militaires comme le groupe Wagner», affirme Steve en précisant qu'aucun d'eux n'est armé.

11h14 : Sur le front sud ukrainien, l’éducation pilonnée par la Russie

A une poignée de kilomètres du front sud, dans la région de Mykolaïv, les ruines d’une école incarnent les destructions infligées par la Russie à l’éducation ukrainienne. Quelques peluches gisent au sol. De petits pupitres sont couverts de gravats tombés du plafond. L’avant du bâtiment a été éventré. A l’arrière, le toit n’est plus et un mur s’est écroulé, laissant voir les restes d’un gymnase. Autour, des carcasses de voitures calcinées et des jeux pour enfants laissés à l’abandon.

Laissé intact lors des premiers jours de la guerre, le village a été soufflé une fois que les troupes ukrainiennes s’y sont installées, raconte Serguiï, le chef du conseil municipal. Seuls 25 habitants sur 1.700 sont restés. Serguiï se remémore avec émotion l’établissement, dans lequel 190 enfants étudiaient de la maternelle au lycée. Sa femme y dirigeait le laboratoire d’informatique, son aîné y avait passé son bac.

« Nous avions investi tant d’heures et d’efforts pour que l’école soit la meilleure possible. Les classes étaient magnifiques. Même notre cantine était meilleure qu’ailleurs », se lamente-t-il. A l’intérieur, des lettres peintes au mur accompagnées de dessins - « A » pour autobus, « T » pour « tracteur »… - font désormais face à des meubles retournés, des livres gisent au sol. « Les Russes ont délibérément visé l’école. Je les hais », lance Serguiï.

11h05 : Encore 400 soldats russes tués en 24 heures selon Kiev




10h53 : Les autorités prorusses accusent l’Ukraine d’avoir frappé un hôtel dans le Sud

Les autorités prorusses ont accusé les forces de Kiev d'avoir tiré dimanche un missile sur un hôtel de Kherson, ville sous occupation russe dans le sud de l'Ukraine, faisant deux morts dont un ancien député. Ces affirmations ne pouvaient pas être vérifiées de manière indépendante dans l'immédiat.

«Aujourd'hui, à environ 4h30, les forces armées ukrainiennes ont tiré un missile sur le Play Hotel by Ribas» à Kherson, a déclaré l'administration régionale d'occupation russe dans un communiqué. «Selon les données préliminaires, deux personnes sont mortes dans cet acte terroriste», a-t-elle ajouté. «Les secouristes fouillent toujours les décombres à la recherche de victimes». Un responsable de l'administration régionale russe, Kirill Stremoussov, a affirmé qu'un ancien député ukrainien, Oleksiy Jouravko, sympathisant prorusse, faisait partie des personnes tuées.

10h41 : L'interview exclusive de Volodymyr Zelensky

Retrouvez l'interview exclusive de Volodymyr Zelensky, accordée vendredi à notre directrice de la rédaction Armelle Le Goff et trois autres médias français.



10h27 : Sergueï Lavrov promet la « protection complète » aux territoires annexés

Lors d’une conférence de presse à New York après son discours à l’ONU, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a promis aux quatre territoires ukrainiens dans lesquelles sont organisés des « référendums » qu’ils seraient sous « la protection complète » de Moscou s’ils étaient annexés.

10h14 : : Istanbul, refuge pour les Russes fuyant l’ordre de mobilisation de Poutine

Soulagement et inquiétude pour les proches restés au pays animent le flot de Russes débarqués à Istanbul samedi pour fuir l'annonce par le Kremlin d'une mobilisation partielle de ses réservistes afin de poursuivre son offensive en Ukraine. Depuis mercredi, quand le président Vladimir Poutine a annoncé la première mobilisation en Russie d'hommes en âge de combattre depuis la Seconde Guerre mondiale, le prix de certains billets en provenance de Moscou a été multiplié par dix.

La Turquie, l'une des principales destinations de vacances de nombreux Russes, est l'un des rares pays à proposer encore des vols au départ de la Russie. Et il ne leur réclame pas de visa, facilitant les voyages de dernière minute. Les vols à destination de la Turquie se sont donc arrachés dès l'annonce télévisée de Vladimir Poutine, entraînant une flambée du prix des billets qui a rendu l'évasion trop chère pour beaucoup.

Turkish Airlines a aussi commencé à utiliser des avions plus gros sur ses liaisons avec la Russie parce qu'elle ne pouvait pas immédiatement programmer davantage de vols. «La Turquie est notre destination intermédiaire. Nous sommes ici temporairement parce qu'il y a un risque que les frontières soient fermées pour de bon», explique Daria, une jeune femme de 22 ans accompagnée de son mari.

10h09 : On rembobine

Quelques trous de mémoire ? C'est le moment de se replonger dans le live d'hier.


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10h00 : Le live du dimanche

Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur ce nouveau live dédié à la guerre en Ukraine ! Étirez-vous, baillez un bon coup, ou restez sous les couvertures pour prolonger la grasse matinée, on est là pour vous donner toutes les actus sur le conflit en douceur.