Guerre en Ukraine : Des Russes cherchent « comment se casser un bras » sur Google pour ne pas être mobilisés

TENDANCE En plus de vouloir être réformés, des Russes cherchent à fuir via la Turquie

20 Minutes avec agence
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Les Russes se sont également jetés sur les billets d'avion pour se rendre au plus vite en Turquie. (Illustration)
Les Russes se sont également jetés sur les billets d'avion pour se rendre au plus vite en Turquie. (Illustration) — Pixabay

Le Président russe Vladimir Poutine a officiellement annoncé mercredi la mobilisation de 300.000 réservistes pour les envoyer sur le front. De quoi effrayer les hommes en âge et en état physique de partir à la guerre et de rejoindre les rangs de l’armée. Ainsi, comme certains médias russes l’ont remarqué dès la veille du discours, Google Trends montre une hausse de recherches Internet qui en disent long.

Les potentiels réservistes bientôt bloqués en Russie

Les requêtes « comment se casser un bras » ou « comment quitter la Russie » sont soudainement devenues très populaires, preuve que certains réservistes sont prêts à tout pour ne pas participer à la guerre en Ukraine. Quitte à s’exiler ou à se blesser volontairement ?

Dans le même temps, les prix des billets d’avion pour quitter la Russie se sont envolés. Numerama explique avoir trouvé une seule place disponible pour un vol en direction d’Istanbul ( Turquie) au prix prohibitif de 2.700 euros. Cela ne devrait pas s’arranger, car l’Etat russe a voté une loi martiale pour interdire les personnes inscrites sur les listes des réservistes à quitter le pays.

La fuite des cerveaux

Près de 80.000 citoyens russes avaient déjà fui en direction de la capitale turque en mai dernier, comme l’explique Les Echos. Le journal fait état d’une véritable « fuite des cerveaux », les exilés étant en majorité jeunes et issus du monde du Web et de la culture. Ils choisissent la Turquie car le pays accepte les voyageurs russes sans visa.

Toutefois, les 300.000 réservistes ne seraient pas déployés avant le printemps prochain, le temps d’assurer la formation de nouveaux bataillons. « Nous ne verrons pas d’effet immédiat de cette mobilisation », explique le directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). « Créer un nouveau bataillon, ça ne se décrète pas comme ça », confirme un ancien colonel des troupes de Marine et historien, pour qui il s’agit essentiellement d’un « coup de pression ».