Conflit Ukraine-Russie : Des bombardements dans l’est du pays confortent Washington dans son scénario catastrophe

RECAP' « 20 Minutes » fait le point pour vous tous les soirs sur l’avancée du conflit en Ukraine

D.R. avec AFP
Un exercice militaire dans la région de Rivne, en Ukraine, près de la frontière avec la Biélorussie, le 16 février 2022.
Un exercice militaire dans la région de Rivne, en Ukraine, près de la frontière avec la Biélorussie, le 16 février 2022. — EyePress News/Shutterstock/SIPA
  • La Russie a déployé ces dernières semaines des dizaines de milliers de soldats à la frontière ukrainienne. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur le conflit laissant craindre une invasion.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et les événements de cette crise diplomatique qui secoue la Russie, l’Ukraine et les Etats-Unis.
  • Ce jeudi, des bombardements ont eu lieu à l’est de l’Ukraine. Les séparatistes pro-russes et Kiev s’accusent mutuellement de pousser le conflit vers l’escalade alors que Washington et Londres s’inquiètent que la Russie en fasse un « prétexte » pour envahir le pays.

Vous avez raté les derniers événements sur les tensions en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

Ce jeudi, l’armée ukrainienne et les séparatistes pro-russes se sont mutuellement accusés de bombardements et d’escalade dans l’est de l’Ukraine. Dans un communiqué, l’armée ukrainienne a accusé les combattants séparatistes d’avoir visé « avec un cynisme particulier » la localité de Stanitsa Louganska, touchant notamment une école maternelle.

L’armée ukrainienne a plus tard ajouté que « trois employés de l’école ont été blessés » et dénombré « 29 violations du cessez-le-feu » sur toute la zone du conflit. De leur côté, les autorités de la région séparatiste de Lougansk, accusent l’armée ukrainienne d'« essayer de pousser le conflit vers une escalade ».

La phrase du jour

 La Russie se dirige vers une invasion imminente »
 

Cette déclaration émane de l’ambassadrice américaine à l’ONU, Linda Thomas-Greenfield, qui estime que l’invasion est « imminente » en raison des « éléments sur le terrain » et ce, en dépit des annonces russes de retrait militaire.

Le chiffre du jour

7.000. La Russie a « augmenté » sa présence à la frontière de l’Ukraine. Jusqu’à « 7.000 militaires », dont certains sont arrivés mercredi, a assuré dans la nuit un haut responsable de la Maison-Blanche, alors même que Moscou avait annoncé un retrait partiel de ses forces.

La tendance du jour

Alors que la situation se tend dans l’est de l’Ukraine, les accusations se multiplient contre Moscou. Le Royaume-Uni a multiplié les déclarations alarmantes ce jeudi. La cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss a accusé la Russie de provoquer « des prétextes à une invasion de l’Ukraine ». Le Premier ministre  Boris Johnson accuse Moscou d’une « provocation » visant à « discréditer » Kiev et justifier une intervention.

Outre-Atlantique, le ton était très similaire. « Nos informations montrent clairement que » les forces russes aux frontières ukrainiennes, « y compris des forces terrestres et des avions, se préparent à lancer une attaque contre l’Ukraine dans les prochains jours », a déclaré le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, qui exhorte Moscou à « abandonner la voie de la guerre ».


Mais alors que les Etats-Unis ont déroulé un scénario catastrophe, décrivant comment « des missiles et bombes russes vont tomber sur l’Ukraine », la secrétaire générale adjointe de l’ONU pour les Affaires politiques, Rosemary DiCarlo, a appelé « à faire preuve d’un maximum de retenue en cette période sensible ».