Conflit Ukraine-Russie : Les dirigeants européens tentent l'apaisement, Erdogan veut organiser une rencontre

RECAP' « 20 Minutes » fait le point pour vous tous les soirs sur l’avancée du conflit en Ukraine

D.R. avec AFP
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Ukraine-Russie: On vous explique les origines et conséquences du conflit — 20 Minutes
  • La Russie a déployé ces dernières semaines des dizaines de milliers de soldats à la frontière ukrainienne. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur le conflit laissant craindre une invasion.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et les événements de cette crise diplomatique qui secoue la Russie, l’Ukraine et les Etats-Unis.
  • Ce jeudi, le dirigeant turque Recep Tayyip Erdogan insiste pour organiser des « pourparlers bilatéraux » dans son pays entre la Russie et l’Ukraine.

Vous avez raté les derniers événements sur les tensions en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

Le président turc tente d’enfiler son plus beau costume de médiateur. Ce jeudi, Recep Tayyip Erdogan, en visite à Kiev, a de nouveau proposé d'accueillir en Turquie des « pourparlers bilatéraux » entre la Russie et l’Ukraine. « Comme nous l’avons indiqué précédemment, la Turquie est prête à prendre sa part pour résoudre la crise entre deux pays amis, qui sont ses voisins en Mer Noire », a déclaré le président turc.

Recep Tayyip Erdogan a toutefois déclaré, dans une conférence de presse commune avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, que la Turquie continuera « à défendre l’intégrité territoriale de l’Ukraine, y compris de la Crimée ».

La phrase du jour

 « Nous appelons constamment nos partenaires américains à cesser de nourrir les tensions »
 

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov a exhorté les Etats-Unis à « cesser » d’aggraver la crise russo-occidentale autour de l’Ukraine ce jeudi. Cette prise de parole s’est faite au lendemain de la décision américaine d'envoyer 3.000 soldats supplémentaires en Europe de l'Est.

Selon lui, « l’inquiétude de la Russie est claire et parfaitement justifiée », étant donné que ce sont « des Américains qu’on envoie dans des pays européens ». La veille, la diplomatie russe avait jugé « destructrice » l’annonce de l'envoi de ces renforts.

Le chiffre du jour

Deux millions. Il s’agit du nombre de personnes qui vivent près de la ligne de front dans l’est de l’Ukraine et risquent d’être déplacées en cas de reprise active des combats, a alerté le Conseil norvégien pour les réfugiés.

« Les vies et la sécurité de millions de personnes dans l’est de l’Ukraine sont en suspens alors que nous attendons une avancée politique pour sortir de cette impasse », a indiqué le secrétaire général de l’ONG, Jan Egeland, dans un communiqué.

La tendance du jour

Outre-Atlantique Joe Biden campe sur une position de riposte mais en Europe, des médiateurs se dessinent. Alors que la France assure la présidence tournante de l’UE, Emmanuel Macron multiplie les contacts pour relancer la mise en œuvre des accords de paix de Minsk dans l’est de l’Ukraine. Il a échangé deux fois en trois jours avec Vladimir Poutine, doit lui reparler ce jeudi ainsi qu’à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, et  n'exclut pas de se rendre à Moscou et à Kiev.

« La Russie ne souhaite pas parler à Bruxelles. En Allemagne, la nouvelle coalition n’a pas encore bien pris ses marques. Donc Macron est la voix de l’Europe dans le dialogue avec Poutine », résume Tatiana Kastouéva-Jean, experte à l’Institut français de relations internationales (Ifri). Le nouveau chancelier allemand, Olfa Scholz, doit toutefois se rendre à Moscou le 15.