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cas par casDix femmes et 25 enfants rapatriés d’un camp de prisonniers djihadistes

Syrie : Dix femmes et 25 enfants français rapatriés d’un camp de prisonniers djihadistes

cas par cas« Il reste dans ces camps une centaine d’enfants qui ne connaissent que la fange, les barbelés et la violence » en Syrie
Le camp de prisonniers d'Al-Roj dans le nord de la Syrie
Le camp de prisonniers d'Al-Roj dans le nord de la Syrie - MAGNUS NEWS AGENCY/SIPA / /SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

C’est le quatrième en un an, et peut-être le dernier. La France a procédé ce mardi au rapatriement de dix femmes et 25 enfants qui étaient détenus dans les camps de prisonniers djihadistes dans le nord-est de la Syrie, a annoncé le ministère français des Affaires étrangères. « Les mineurs sont remis aux services chargés de l’aide sociale à l’enfance » et vont faire l’objet d’un suivi médico-social tandis que « les adultes sont remises aux autorités judiciaires compétentes », précise le Quai d’Orsay dans un communiqué.

Au total, 16 femmes et 35 enfants avaient été ramenés en France dans le cadre d’une politique de cas par cas lors d’une première opération collective, suivie en octobre de 15 femmes et 40 enfants. En janvier, le ministère des Affaires étrangères avait annoncé le rapatriement de 15 femmes et 32 enfants, quelques jours après avoir été condamné par le Comité contre la torture de l’ONU. Mardi, « la France a remercié l’administration locale du nord-est de la Syrie pour sa coopération, qui a rendu possible cette opération ».

Encore une centaine d’enfants français dans les camps

« Il reste dans ces camps une centaine d’enfants qui ne connaissent que la fange, les barbelés et la violence », affirme ce mardi Marie Dosé, avocate de familles de femmes et d’enfants retenus dans les camps du Nord-Est syrien.

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Elle estime que la France « a les moyens d’imposer le retour de ces enfants, qui peuvent tout à fait être conduits avec leurs mères au Kurdistan irakien en vue de leur expulsion vers la France, que ce retour soit ou non accepté par ces femmes ». Elle déplore la double peine pour des enfants « victimes (…) du choix de leurs parents d’abord, de celui de la France ensuite, qui a refusé de les rapatrier pendant cinq ans ».

Selon le collectif des familles Unies, des représentants du gouvernement français se sont rendus dans le camp Roj en mai où ils se sont entretenus avec « toutes les femmes françaises ». Ils « leur ont demandé si elles acceptaient ou non d’être rapatriées avec leurs enfants lors d’un rapatriement (…) présenté comme étant "le dernier" ». Le collectif, qui dénonce des conditions de vie « incompatibles avec le respect de la dignité humaine », exhorte le gouvernement à prendre « dès à présent toutes les mesures nécessaires pour rapatrier l’intégralité des enfants français détenus en Syrie, ainsi que leurs mères ».

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