Syrie : La France veut « la cessation immédiate » de l’offensive turque

DIPLOMATIE Pour Emmanuel Macron, « la priorité absolue doit être d’empêcher la résurgence de Daesh dans la région »

20 Minutes avec AFP

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Angela Merkel et Emmanuel Macron, le 13 octobre 2019.
Angela Merkel et Emmanuel Macron, le 13 octobre 2019. — Francois Mori/AP/SIPA

L'offensive turque contre les forces kurdes en Syrie risque de créer « une situation humanitaire insoutenable » et d'« aider » le groupe Etat islamique « à réémerger dans la région », a déclaré Emmanuel Macron en recevant la chancelière allemande Angela Merkel, dimanche soir à l’Elysée. Après une réunion du Conseil de défense et de sécurité nationale à Paris sous la présidence du chef de l’Etat, la France a aussi promis « d’accentuer ses efforts pour obtenir « la cessation immédiate de l’offensive turque » contre les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie

« La France accentuera ses efforts diplomatiques, en étroite coordination avec ses partenaires de la coalition contre Daech, dans le cadre de l’Union européenne, de l’Otan et du Conseil de sécurité des Nations unies, pour obtenir la cessation immédiate de l’offensive turque en cours », indique le communiqué publié à l’issue de la réunion.

« La priorité absolue doit être d’empêcher la résurgence de Daesh »

Emmanuel Macron a déclaré que l’offensive lancée par la Turquie pouvait « entraîner des conséquences humanitaires dramatiques, une résurgence de Daech dans la région, et une déstabilisation durable du nord-est syrien », selon le communiqué. « La France la condamne dans les termes les plus fermes », a-t-il dit.

Le communiqué annonce également des mesures « pour assurer la sécurité des personnels français militaires et civils présents dans la zone » et « un programme de réponse humanitaire d’urgence » en faveur des populations locales. « La priorité absolue doit être d’empêcher la résurgence de Daesh dans la région », annonce la présidence française, relevant « le risque d’évasion, en raison de l’offensive de la Turquie, des terroristes de Daech faits prisonniers ».

« J’ai parlé une heure avec le président Erdogan, nous devons tenir compte des intérêts et de la sécurité de la Turquie. Mais nous pensons aussi qu’il faut mettre un terme à cette invasion turque, car il y a des raisons humanitaires et on ne peut pas accepter cette situation contre les Kurdes », avait estimé Angela Merkel dans la soirée.