Offensive turque contre les kurdes : Des familles appellent « d’urgence » au rapatriement de djihadistes français

SYRIE Les familles évoquent le risque d’un chaos généralisé pour les personnes restées sur place

J.-L.D. avec AFP

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Des attaques lors du conflit entre les Kurdes et les Turques
Des attaques lors du conflit entre les Kurdes et les Turques — Lefteris Pitarakis/AP/SIPA

Des familles de djihadistes français se trouvant en Syrie ont pressé dimanche le gouvernement de les rapatrier d'« urgence », eux et leurs enfants, après l’annonce de la fuite de proches de djihadistes étrangers du groupe Etat islamique (EI) d’un camp et d’une prison dans le nord du pays.

Les autorités kurdes en Syrie ont annoncé dimanche la fuite de près de 800 proches de djihadistes du groupe EI d’un camp de déplacés, le camp d’Aïn Issa (nord de la Syrie), qui ont profité selon elles du chaos sécuritaire créé par l’offensive turque déclenchée mercredi.

Agir « avant que la situation n’empire »

Par ailleurs, les forces kurdes ont affirmé que cinq djihadistes se sont échappés vendredi d’une prison près de la ville de Qamichli, (nord-est de la Syrie), après des raids aériens turcs ayant visé ses environs.

« Avant que la situation n’empire, avant que des enfants innocents soient tués ou blessés en plus grand nombre, avant que les prisonniers étrangers ne se dispersent dans le chaos syrien, le gouvernement français et les gouvernements européens doivent enfin réagir, et réagir conformément au droit international humanitaire et aux principes fondamentaux de la protection de l’enfance », écrit dans un communiqué le « Collectif des familles unies ».

Rapatrier enfants et parents

Ce collectif « appelle le gouvernement français à rapatrier dans l’urgence les enfants français innocents pris au piège de la guerre en Syrie, et – pour des raisons de sécurité qui paraissent à présent évidentes – de rapatrier également leurs parents ».

« Dans le camp d’Aïn Issa, des détenues et leurs enfants ont fui le camp ou se sont réfugiées dans des annexes, pour échapper aux bombardements », poursuit le collectif. « Les enfants sont terrorisés, et ce sont encore les plus faibles, les plus vulnérables, qui souffrent dans leur chair de l’inaction des pays dont ils sont les ressortissants ».