Syrie: Plus de 20 civils tués par l'explosion d'une mine posée par le groupe Etat islamique

CONFLIT Selon l’agence de presse Sana, les victimes seraient des ouvriers qui partaient « pour ramasser des truffes du désert » 

20 Minutes avec agences

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Un homme est soigné dans un hôpital après l’explosion d’une mine, près de Salamiyeh, en Syrie, le dimanche 24 février 2019.
Un homme est soigné dans un hôpital après l’explosion d’une mine, près de Salamiyeh, en Syrie, le dimanche 24 février 2019. — AP/SIPA

Plus de vingt civils ont été tués ce dimanche dans l’explosion d’une vieille mine enfouie par le groupe djihadiste Etat islamique (EI) à Salamiyeh dans la province d’Hama, dans le centre de la Syrie.

Les victimes seraient des ouvriers. Ils « étaient en route pour ramasser des truffes du désert », a indiqué l’agence de presse officielle Sana, citant la police locale. La mine a explosé au passage du véhicule qui les transportait.

Sept morts déjà début février

Il s’agit du deuxième incident de ce genre dans la région en moins de trois semaines. Le 8 février dernier, sept personnes avaient péri également dans l’explosion d’une mine posée par les djihadistes dans une zone rurale d’Hama.

L’EI était présent dans la campagne de cette province centrale avant d’en être expulsé par l’armée syrienne en octobre 2017. Le groupe a souvent eu recours aux mines pour ralentir l’avancée de ses adversaires, notamment lors de son retrait sous les feux d’une offensive.

L’EI acculé en Syrie

Après avoir conquis de vastes pans des territoires syrien et irakien à partir de 2014, autoproclamant un « califat », l’EI a enchaîné les défaites. Le groupe est désormais acculé dans une poche de moins d’un demi-kilomètre carré à Baghouz, près de la frontière irakienne.

La bataille dans ce village est aujourd’hui le seul front actif de la guerre en Syrie, qui a fait plus de 360.000 morts et des millions de déplacées depuis son déclenchement 2011. Toutefois, si l’EI est sur le point de perdre son ultime territoire en Syrie, des djihadistes sont disséminés dans le désert central de la Badiya où ils continuent de mener des attaques dans les zones tenues par les Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par une coalition internationale.