Syrie: Le régime syrien annonce le retrait de 400 combattants kurdes de la région de Minbej

KURDES Cette désertion serait la conséquence de l’arrivée des troupes du régime de Bachar al-Assad, qui sécurise la région contre toute potentielle attaque turque…

20 minutes avec AFP

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Un manifestant syrien demande la protection de l'armée face à une possible attaque turque sur la ville kurde de Qamishli, le 23 décembre 2018.
Un manifestant syrien demande la protection de l'armée face à une possible attaque turque sur la ville kurde de Qamishli, le 23 décembre 2018. — Delil SOULEIMAN / AFP

L’armée syrienne a annoncé ce mercredi le départ de « près de 400 combattants kurdes » de la région de Minbej, dans le nord du pays, quelques jours après que les troupes du régime se soient déployés dans le secteur, suite à l’appel des forces kurdes craignant une offensive turque.

Minbej est en effet un des points de contentieux entre les YPG, principale milice kurde de Syrie, leur allié américain et la Turquie, qui menace de lancer une offensive contre la ville. Un assaut qui semble désormais assez compliqué à mener avec le déploiement des forces armées syriennes, une manière dissuasive de stopper les ambitions turques sur le secteur. C’est d’ailleurs suite à l'annonce du retrait des troupes américaines par Donald Trump que les Kurdes avaient demandé à la Syrie de venir disposer une partie de son armée dans la région.

YPG ou simples milices ?

« Un convoi des unités de combat kurdes comprenant plus de 30 véhicules a quitté la région de Minbej, se dirigeant vers la rive est du fleuve Euphrate », a indiqué mercredi le ministère syrien de la Défense sur son site Internet.

Le ministère a publié une vidéo montrant un long cortège de 4X4 et de pick-up blancs, montés par des combattants en treillis militaire, exhibant des drapeaux des YPG, ou de la coalition arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS).

« Des informations indiquent que près de 400 combattants kurdes ont quitté Minbej jusqu’à maintenant », poursuit le ministère syrien. De son côté, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a assuré que « les combattants qui se sont retirés mercredi ne font pas partie des YPG, mais appartiennent à des milices » alliées au sein de la coalition arabo-kurde des FDS.