Syrie: Iran, Russie et Turquie campent sur leurs positions avant l'assaut sur Idleb

GUERRE Idleb est la dernière poche de résistance des insurgés syriens, et Bachar al-Assad compte bien la récupérer…

20 Minutes avec AFP

— 

Le sommet entre les trois dirigeants s'est déroulé à Téhéran, la capitale iranienne.
Le sommet entre les trois dirigeants s'est déroulé à Téhéran, la capitale iranienne. — AFP PHOTO / TURKISH PRESIDENTIAL PRESS SERVICE

L’Iran, la Turquie et la Russie sont convenus vendredi à Téhéran de régler « dans un esprit de coopération » le sort de la province d’Idleb, ultime grand bastion insurgé de Syrie menacé par une offensive des forces loyalistes, selon un communiqué officiel. Les trois pays parrainent les belligérants en Syrie, soutenant les autorités de Damas pour Téhéran et Moscou, et les rebelles pour Ankara.

Au cours de leur bref sommet dans la capitale iranienne, le président iranien Hassan Rohani et ses homologues russe, Vladimir Poutine, et turc, Recep Tayyip Erdogan, ont semblé camper sur leurs positions. Au cours d’une table-ronde devant la presse, Hassan Rohani et Vladimir Poutine ont ainsi insisté sur la nécessité de continuer à combattre « le terrorisme » en Syrie tout en limitant les dommages pour les civils pendant que Recep Tayyip Erdogan réclamait un « cessez-le-feu » à Idleb, ultime grand bastion rebelle et djihadiste, situé dans le nord-ouest du pays.

Pas de partition de la Syrie

Alors que la communauté internationale redoute une catastrophe humanitaire sans égale depuis le début en 2011 du conflit syrien en cas d’assaut des troupes loyalistes massées autour d’Idleb, les parrains d’Astana ne sont pas convenus d’une trêve. Les trois présidents ont néanmoins « rejeté toute tentative de créer des faits accomplis sur le terrain sous prétexte de lutte contre le terrorisme et exprimé leur détermination à s’élever contre les projets séparatistes visant à saper la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie ».

>> A lire aussi : «La victoire est proche», affirme Bachar al-Assad à ses troupes