Syrie: Plus de 920.000 personnes déplacées en 2018, un record depuis le début du conflit

EN GUERRE De janvier à avril, il y a eu 920.000 nouveaux déplacés en Syrie, selon l'Organisation des nations unies...

20 Minutes avec AFP

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Une femme marche dans les rues de Kobane, en Syrie, en mai 2018.
Une femme marche dans les rues de Kobane, en Syrie, en mai 2018. — Delil souleiman / AFP

C’est un record depuis le début de la guerre en 2011. Plus de 920.000 personnes ont été déplacées en Syrie au cours des quatre premiers mois de l’année, a annoncé l’ONU ce lundi.

« Nous assistons à un déplacement massif à l’intérieur de la Syrie (…) De janvier à avril, il y a eu 920.000 nouveaux déplacés », a déclaré Panos Moumtzis, coordinateur humanitaire de l'ONU pour la Syrie, lors d’une conférence de presse à Genève. « C’est le plus grand nombre de déplacés sur une courte période de temps depuis que le conflit a débuté », a-t-il ajouté.

Au total, 6,2 millions de Syriens ont quitté leur foyer à l’intérieur du pays, et quelque 5,6 millions sont toujours réfugiés dans les pays voisins, selon des chiffres de l’ONU. Panos Moumtzis a précisé que les nouveaux déplacés avaient été contraints de partir en raison de l'escalade des combats dans l’ancien bastion rebelle de la Ghouta orientale et dans la province d’Idleb (nord-ouest).

« Nous n’avons peut-être pas vu le pire de la crise »

Une zone presque entièrement contrôlée par des islamistes et des groupes rebelles extrémistes.

Plusieurs attaques aériennes à Idleb ont fait récemment des dizaines de morts, dont des enfants. L’ONU craint que la situation empire : à Idleb, où vivent 2,5 millions de personnes, « nous n’avons peut-être pas vu le pire de la crise », déplore Panos Moumtzis. « Nous nous inquiétons de voir 2,5 millions de personnes poussées de plus en plus vers la frontière turque », a-t-il dit.

La guerre, déclenchée en 2011 par la répression de manifestations pacifiques en faveur de réformes démocratiques, a fait plus de 350.000 morts et contraint des millions de personnes à l’exode.

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