Syrie: L'OIAC confirme l'utilisation de chlore dans une attaque en février

CONFLIT « Du chlore a été libéré de cylindres par impact mécanique dans le quartier d’Al Talil, à Saraqeb », indique une mission d’enquête de l’OIAC…

20 Minutes avec AFP

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Des Syriens s'enfuient après des bombardements mardi 4 avril 2017, alors que l'opposition syrienne accuse le régime de Bachar Al-Assad d'avoir envoyé des armes chimiques sur les civils.
Des Syriens s'enfuient après des bombardements mardi 4 avril 2017, alors que l'opposition syrienne accuse le régime de Bachar Al-Assad d'avoir envoyé des armes chimiques sur les civils. — AFP

Il n’y a quasiment plus de doutes. L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a confirmé ce mercredi que du chlore avait été « vraisemblablement utilisé comme arme chimique » en février lors d’une attaque contre la ville syrienne de Saraqeb.

Une mission d’enquête de l’OIAC a pu établir que « du chlore a été libéré de cylindres par impact mécanique dans le quartier d’Al Talil, à Saraqeb », ville du nord-ouest du pays, affirme un communiqué de l’OIAC.

« Une présence inhabituelle de chlore dans l’environnement local »

L’équipe a en effet trouvé deux cylindres « dont on a pu établir qu’ils avaient contenu du chlore ». Des saisies d’échantillons dans la région ont également « montré une présence inhabituelle de chlore dans l’environnement local », a précisé l’organisation basée à La Haye.

En conformité avec son mandat, l’OIAC n’a pas dit qui avait pu utiliser ce chlore, dans cette guerre civile complexe qui déchire la Syrie depuis sept ans.

Une autre enquête en cours

Mohammad Ghaleb Tannari, un médecin dans une ville proche de Saraqeb, dans la province d’Idlib, avait déclaré à cette même époque que son hôpital avait traité onze personnes pour « des symptômes correspondant à une inhalation de gaz au chlore, y compris épuisement, difficultés à respirer et toux ». L’OIAC a dit avoir pendant son enquête interrogé des témoins et confirmé elle aussi qu’un « certain nombre de patients avaient été soignés pour des symptômes correspondant à une exposition au chlore ».

Une autre mission de l’OIAC attend actuellement les résultats d’une enquête difficile dans la ville syrienne de Douma, dans la Ghouta, aux portes de Damas, sur des accusations d’attaque au chlore et au gaz sarin qui ayant fait au moins 40 morts le 7 avril.