Syrie: 26 combattants prorégime, dont des Iraniens, tués par des tirs de missiles

SYRIE Début avril, Israël avait été accusé par le régime syrien d'avoir mené des frappes meurtrières contre une base militaire...

20 Minutes avec AFP
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Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont procédé à des frappes aériennes en Syrie, le 14 avril 2018.
Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont procédé à des frappes aériennes en Syrie, le 14 avril 2018. — Hassan Ammar/AP/SIPA

Des « missiles ennemis » ont visé dimanche soir des « positions militaires » du régime syrien dans les provinces de Hama et d’Alep, a annoncé l’agence officielle Sana, dénonçant une « agression » sans en identifier les auteurs.

« Une nouvelle agression vise avec des missiles ennemis des positions militaires dans les provinces de Hama et d’Alep », respectivement dans le centre et le nord du pays, a rapporté l’agence Sana, citant une source militaire.

Une ONG, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), a confirmé ces tirs de missiles, assurant que « des éléments iraniens » étaient stationnés sur deux des bases militaires visées. Les bombardements « probablement israéliens » sur la Brigade 47, une base militaire dans la province centrale de Hama, ont tué 26 combattants prorégime, a précisé l’Observatoire.

Israël et la Syrie officiellement en guerre

Le 9 avril, Israël avait été accusé par le régime syrien et son allié iranien d’avoir mené des frappes meurtrières contre une base militaire dans le centre syrien. Quelques jours plus tard, le 14 avril, Washington, Paris et Londres menaient des frappes contre plusieurs positions militaires du régime, en représailles à une attaque chimique présumée sur la ville de Douma.

Interrogé à la radio militaire israélienne, le ministre des Transports qui est également chargé des renseignements Yisrael Katz a affirmé qu’il « n’est pas au courant de cet événement ». Il a toutefois ajouté que « toutes les violences et l’instabilité en Syrie résultent des tentatives de l’Iran de s’implanter militairement dans ce pays. Israël ne permettra pas l’ouverture d’un front nord en Syrie », a prévenu Yisrael Katz qui est également membre du cabinet restreint de sécurité.

Israël et la Syrie sont officiellement en état de guerre. Les relations sont d’autant plus tendues que trois ennemis d’Israël opèrent sur le théâtre syrien : le régime lui-même, l’Iran et le Hezbollah libanais pro-iranien. « Nous ne permettrons pas d’ancrage iranien en Syrie, quel que soit le prix à payer », a averti en avril le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman.