Syrie: Les Etats-Unis démentent avoir mené des frappes sur un aéroport militaire

SYRIE Donald Trump et Emmanuel Macron ont promis une « réponse forte et commune » à une « attaque chimique » ayant fait des dizaines de morts près de Damas...

20 Minutes avec AFP

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De la lumière et de la fumée sur le quartier de la Ghouta orientale en Syrie, le 11 mars 2018.
De la lumière et de la fumée sur le quartier de la Ghouta orientale en Syrie, le 11 mars 2018. — Ammar SULEIMAN / AFP

Des missiles ont frappé tôt lundi un aéroport militaire syrien, faisant plusieurs morts, peu après l’engagement des présidents américain et français d’apporter une « réponse forte et commune » à une « attaque chimique » ayant fait des dizaines de morts dans une zone rebelle près de Damas.

« Plusieurs missiles ont frappé l’aéroport de Tayfur », a rapporté l’agence officielle syrienne SANA, affirmant qu'« une attaque américaine est soupçonnée » avant de retirer toute référence aux Etats-Unis. « Des morts et des blessés dans la frappe de missiles sur l’aéroport de Tayfur » (centre), a ajouté SANA, citant une source militaire. Le Pentagone a aussitôt réagi en assurant que ses forces armées « ne mènent pas de frappes aériennes en Syrie ».

Macron condamne « avec la plus grande fermeté les attaques chimiques »

Un peu plus tôt, le président français Emmanuel Macron, qui s’est entretenu au téléphone avec son homologue américain Donald Trump dimanche soir, avait « condamné avec la plus grande fermeté les attaques chimiques le 7 avril en Syrie contre la population de Douma dans la Ghouta orientale », dans un communiqué de l’Elysée.

Les deux dirigeants « ont échangé leurs informations et leurs analyses confirmant l’utilisation d’armes chimiques », précise la présidence française. Ils ont « décidé de coordonner leurs actions et leurs initiatives au sein du Conseil de Sécurité des Nations unies » qui doit se réunir lundi.

Macron et Trump vont « rester étroitement en contact »

La France a déjà averti dimanche, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, qu’elle assumerait « toutes ses responsabilités » après cette attaque chimique présumée. Paris a plusieurs fois menacé de frapper des objectifs militaires syriens en cas d’usage avéré d’armes chimiques.

Si la France « a des preuves avérées que des armes chimiques proscrites sont utilisées contre les civils » par le régime, « nous frapperons », avait réaffirmé en février Emmanuel Macron. Le président français avait déclaré dès le mois de mai 2017 que l’utilisation d’armes chimiques serait pour lui une « ligne rouge » et déclencherait « une riposte immédiate de la part des Français ».

Le conseil de sécurité de l’ONU doit « condamner l’emploi répété d’armes chimiques », ajoute l’Elysée qui réclame que « toutes les responsabilités en la matière soient clairement établies ». Emmanuel Macron et Donald Trump ont convenu de « rester étroitement en contact et se reparler dans les quarante-huit prochaines heures ».