Syrie: Des soupçons de bombardement à l'arme chimique à Douma dans la Ghouta orientale

CONFLIT L’Observatoire syrien des droits de l’homme a fait état de dizaines de cas de suffocation, dont certains mortels…

H. B. avec AFP

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Le quartier de la Ghouta orientale, à Damas, en Syrie, le 21 mars 2018.
Le quartier de la Ghouta orientale, à Damas, en Syrie, le 21 mars 2018. — AMER ALMOHIBANY / AFP

L’armée syrienne a-t-elle eu recours à « du gaz de chlore toxique » ? Les Etats-Unis ont dénoncé ce dimanche une possible attaque chimique des forces syriennes dans la Ghouta orientale, près de Damas en Syrie, et estimé que la Russie porterait une part de responsabilité si cette information était confirmée.

Des Casques blancs, secouristes en zones rebelles, ont dénoncé un recours au « gaz de chlore toxique » samedi dans la Ghouta orientale, ce qui a été immédiatement démenti par les médias d’Etat syriens. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a pour sa part fait état de dizaines de cas de suffocation, dont certains mortels, sans toutefois se prononcer sur l’emploi ou non d’armes chimiques.

« La Russie (…) porte la responsabilité finale de ces attaques brutales », accuse Washington

« Ces informations, si elles sont confirmées, sont effroyables et exigent une réponse immédiate de la communauté internationale », a affirmé la porte-parole du Département d’Etat Heather Nauert dans un communiqué. « Le régime d’Assad et ses soutiens doivent être tenus responsables, et toute nouvelle attaque doit être empêchée immédiatement », a-t-elle poursuivi.

« La Russie, avec son soutien sans faille au régime, porte la responsabilité finale de ces attaques brutales », a ajouté la porte-parole américaine. Selon elle, « la protection apportée par la Russie au régime d’Assad et son échec à empêcher l’utilisation d’armes chimiques en Syrie met en question son engagement à résoudre la crise dans son ensemble ».

Près de 70 civils tués en 24 heures dans la Ghouta orientale

Les frappes du régime du président Bassar al-Assad ont tué 70 civils en 24 heures dans la Ghouta orientale, ultime poche rebelle aux portes de Damas, selon l’OSDH.

Le régime syrien a été accusé à plusieurs reprises d’avoir utilisé l’arme chimique contre les rebelles depuis le début du conflit. Les Nations unies estiment notamment qu’il a employé du gaz sarin dans une attaque en avril 2017 contre le village de Khan Sheikhun, tenu par l’opposition.

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L’OSDH, qui dispose d’un vaste réseau de sources sur le terrain, a assuré ne pas être en mesure de « confirmer ou de nier » les accusations d’attaques chimiques. L’Observatoire a toutefois rapporté au moins 70 cas de difficultés respiratoires et de suffocation parmi les civils pris au piège de sous-sols ou de pièces faiblement ventilées, et ne pouvant s’échapper pour trouver de l’air après les raids, précisant que 11 personnes, dont quatre enfants, avaient péri dans ces conditions.