Syrie: Seize enfants tués dans un raid aérien près d'une école

ATTAQUE « La frappe a touché des enfants qui sortaient d’une école primaire. (Ils) n’avaient pas plus de 11 ans »... 

20 Minutes avec AFP

— 

Un hôpital de la province d'Idlib, en Syrie
Un hôpital de la province d'Idlib, en Syrie — OMAR HAJ KADOUR / AFP

Au moins 20 civils, parmi lesquels 16 enfants, ont été tués mercredi dans un raid aérien près d’une école dans la province d’Idleb, au nord-ouest de la Syrie, largement dominée par des djihadistes, a rapporté une ONG.

>> A lire aussi : Syrie: La France serait capable de frapper «en autonomie», déclare le chef d'Etat-Major français

« La frappe a touché des enfants qui sortaient d’une école primaire. (Ils) n’avaient pas plus de 11 ans », a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), sans pouvoir dire s’il s’agissait d’un raid mené par le régime de Damas ou son allié russe.

L’école, dans la localité de Kafr Batikh, dans l’est de la province d’Idleb, se trouve près d’un barrage de contrôle de Hayat Tahrir al-Cham, organisation djihadiste dominée par l’ex-branche syrienne d’al-Qaïda, selon l’OSDH. Hayat Tahrir al-Cham contrôle quasi-toute la province d’Idleb, qui accueille également une multitude de groupes rebelles hétéroclites.

Un premier raid avait fait 9 victimes en début de semaine

Mardi déjà, au moins neuf civils, dont quatre enfants, ont été tués dans un raid aérien qui a touché un camp de déplacés informel dans la province d’Idleb, selon l’OSDH. Cette province est normalement une des quatre zones de désescalade instaurées en Syrie pour obtenir une trêve dans les combats, mais cette initiative a eu des résultats plus que mitigés.

>> A lire aussi : Syrie: Des dizaines de morts dans les raids du régime sur la Ghouta

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques par le régime, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé. Il a fait plus de 350.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.