VIDEO. Syrie: Plus de 1.000 civils tués en vingt jours par les raids du régime dans la Ghouta orientale

CONFLIT Le pilonnage aérien et terrestre de l'enclave rebelle par les troupes loyales à Bachar al-Assad a également blessé 4.350 civils...

20 Minutes avec AFP

— 

Au 10 mars 2018, le pilonnage de la Ghouta orientale par les forces du régime syrien a tué depuis vingt jours plus de 1.000 civils.
Au 10 mars 2018, le pilonnage de la Ghouta orientale par les forces du régime syrien a tué depuis vingt jours plus de 1.000 civils. — AFP

1.022 civils, parmi lesquels 219 enfants. Tel est le nombre de morts liées au déluge de feu auquel les forces loyales au président Bachar al-Assad soumettent l’enclave assiégée de la Ghouta orientale depuis le 18 février.

>> A lire aussi : Syrie: Les forces du régime isolent la grande ville de Douma du reste de la Ghouta orientale

Un pilonnage aérien et terrestre qui a blessé 4.350 autres civils, selon les chiffres diffusés ce samedi par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Samedi, « huit civils ont été tués dans les villes d’Arbine et Harasta et 20 autres dans la ville de Douma où 17 corps ont en outre été retirés des décombres », a ajouté l’OSDH.

Impuissance de la communauté internationale et soutien de la Russie

Profitant de l’impuissance de la communauté internationale et du soutien indéfectible de son allié russe, le régime s’est dit déterminé à reconquérir le dernier bastion rebelle près de Damas, où quelque 400.000 habitants subissent un siège asphyxiant depuis 2013.

Il a déjà repris plus de la moitié de l'enclave, vaste de 100 km2, d’où des obus sont tirés sur la capitale, fief du pouvoir, faisant des victimes. Samedi, les forces loyales du régime « ont isolé Douma du reste de la Ghouta orientale, après avoir pris le contrôle de la route la reliant à Harasta à l’ouest et à Misraba au sud », a encore rapporté l’OSDH.

Elles sont ainsi parvenues à diviser la Ghouta orientale en trois : Douma et sa périphérie au nord, Harasta à l’ouest et le reste des localités au sud, selon le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Une guerre qui a déjà tué plus de 340.000 personnes

Pour rappel, l’offensive sur l’enclave rebelle a commencé par une campagne aérienne d’une rare violence, même à l’échelle d’un pays ravagé depuis mars 2011 par une guerre qui a tué plus de 340.000 personnes. Elle a été suivie par des assauts terrestres qui ont permis aux prorégime de progresser rapidement.

>> A lire aussi : «Nous mangions du fourrage»: le calvaire des assiégés en Syrie

Le régime cherche à assiéger les fiefs rebelles, parfois jusqu’à la famine. Il l’a fait notamment à Alep, deuxième ville du pays qu’il a repris en décembre 2016 après un siège asphyxiant et des bombardements dévastateurs. Depuis le 18 février, seuls deux convois d'aide ont ainsi pu entrer dans la partie rebelle de la Ghouta pour venir en aide à la population.