Syrie: Quarante camions chargés d'aides en attente, nouvel appel à un cessez-le-feu dans la Ghouta

CONFLIT Les Etats-Unis ont appelé jeudi la Russie à faire pression sur le régime du président syrien Bachar al-Assad pour qu’il respecte le cessez-le-feu dans cette enclave…

20 Minutes avec AFP

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Des ambulances du Croissant rouge syrien attendent de pouvoir entrer dans la Ghouta pour évacuer les civils
Des ambulances du Croissant rouge syrien attendent de pouvoir entrer dans la Ghouta pour évacuer les civils — CHINE NOUVELLE/SIPA

Plus de 40 camions chargés d’aides n’ont toujours pas pu pénétrer dans l’enclave rebelle dans la Ghouta orientale, assiégée depuis 2013 par les forces syriennes. Cette situation a suscité de nouveaux appels en faveur d’un cessez-le-feu conformément à une résolution du Conseil de sécurité de l’ ONU votée samedi et non suivie d’effet.

Les Etats-Unis ont appelé jeudi la Russie à faire pression sur le régime du président syrien Bachar al-Assad pour qu’il respecte le cessez-le-feu dans cette enclave, jugeant son échec « inquiétant ».

Les forces syriennes et russes maintiennent la pression militaire

« L’échec du cessez-le-feu fait douter de la détermination de la Russie à faire baisser la violence et négocier un règlement politique », a déclaré la porte-parole du Pentagone, Dana White, au cours d’un point de presse.

De leur côté, les forces syriennes et russes maintiennent la pression militaire sur cette zone d’une centaine de kilomètres carrés qui constitue le dernier bastion rebelle aux portes de Damas, leur trêve unilatérale controversée n’ayant toujours pas eu les conséquences humanitaires escomptées sur le terrain.

Le chef du groupe de travail humanitaire de l’ONU pour la Syrie, Jan Egeland, a toutefois dit espérer pouvoir livrer de l’aide à Douma, la plus grande ville de l’enclave rebelle, « d’ici quelques jours ».

La « pause » rompue peu après son entrée en vigueur

Il a estimé néanmoins que la pause de cinq heures décrétée lundi par la Russie, alliée du président Assad, n’était « pas suffisante ». Cette « pause » quotidienne de cinq heures a entraîné une baisse d’intensité des bombardements de l’aviation et de l’artillerie du régime qui ont tué au moins 613 civils en 11 jours, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

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Mais comme les deux derniers jours, les bombardements du régime ont repris jeudi à la fin de cette pause à 14 h 00 (12 h 00 GMT) selon l’OSDH, alors que des affrontements se poursuivaient entre régime et groupes rebelles.

Quant au couloir humanitaire établi au niveau du secteur d’Al-Wafidine, mis en place à la faveur de cette pause pour permettre l’évacuation des civils ou des blessés et l’entrée des aides, il est resté globalement vide pour la troisième journée consécutive.

Seuls deux Pakistanais, un septuagénaire et son épouse installés depuis des années en Syrie, ont été évacués mercredi, selon le Croissant-Rouge syrien.