VIDEO; Syrie: Plus de 500 civils tués dans les raids du régime syrien sur la Ghouta

BOMBARDEMENTS Au moins 21 civils ont été tués samedi dans des raids aériens du régime syrien visant la Ghouta orientale, un fief rebelle à l’est de Damas... 

20 Minutes avec AFP

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Au moins 21 civils ont été tués dans les bombardements, après des frappes intenses nocturnes qui ont provoqué des incendies dans des quartiers résidentiels, de la Ghouta en Syrie (le 23 février 2018.
Au moins 21 civils ont été tués dans les bombardements, après des frappes intenses nocturnes qui ont provoqué des incendies dans des quartiers résidentiels, de la Ghouta en Syrie (le 23 février 2018. — AFP

Le régime syrien s’est déchaîné samedi contre le fief rebelle de la Ghouta orientale, soumis à un déluge de feu qui a fait 21 morts après un nouvel étalage des divisions à l’ONU, ayant poussé à un énième report du vote sur une trêve humanitaire.

Le vote attendu vendredi au Conseil de sécurité sur une trêve d’un mois en Syrie a été reporté à samedi 17 h 00 GMT après plusieurs reports, alors que l’instance internationale reste divisée sur le conflit meurtrier qui ravage la Syrie depuis près de sept ans. En attendant le vote à l’ONU, l’aviation et l’artillerie du régime ont ciblé la Ghouta orientale pour le septième jour consécutif, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Douma violemment bombardée

A Douma, principale ville de la Ghouta orientale, violemment bombardée dans la matinée, plusieurs corps dont ceux d’enfants ont été transportés dans une clinique de fortune. Enveloppés dans des couvertures, ils ont été placés dans une pièce transformée en morgue.

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« Vous ne pouvez pas imaginer ce qui se passe dans la Ghouta », lance avec colère à l’AFP un habitant, Salem. « Comment le Conseil de sécurité ne parvient-il pas à adopter une simple résolution pour cesser le feu contre les civils ? » a-t-il demandé. « Nous ne voulons pas que vous nous donniez à manger ou à boire. Juste arrêtez la tuerie ! », a-t-il crié.

Plus de 490 civils tués

Cette nouvelle campagne aérienne dévastatrice a été lancée le 18 février par le régime en prélude à une offensive terrestre pour reprendre ce dernier fief contrôlé par les rebelles aux portes de Damas, un bastion du pouvoir. Depuis, près de 500 civils ont été tués, dont une centaine d'enfants et des dizaines de femmes, et plus de 1.600 blessés dans les bombardements du régime, selon un nouveau bilan provisoire de l’OSDH.

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Soumis à un siège asphyxiant depuis 2013 par le régime, les quelque 400.000 habitants de la Ghouta subissent au quotidien pénuries de nourriture et de médicaments. Le scénario dans la Ghouta s’était déjà déroulé dans plusieurs fiefs rebelles, dont Alep en 2016, écrasée par des bombardements et le siège pour forcer les insurgés à déposer les armes.