Activités de Lafarge en Syrie: Le groupe «regrette» des «erreurs inacceptables»

JUSTICE Trois cadres du groupe ont été mis en examen vendredi dans l’enquête sur les activités en Syrie de Lafarge, soupçonné d’avoir indirectement financé Daesh...

20 Minutes avec AFP

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Lafarge est un groupe français de matériaux de construction, leader mondial dans son secteur.
Lafarge est un groupe français de matériaux de construction, leader mondial dans son secteur. — FRANCK FIFE / AFP

Le groupe franco-suisse LafargeHolcim traverse « une phase difficile », reconnaît son président dans un entretien au Figaro [article payant], après la mise en examen vendredi de cadres du cimentier dans l’enquête sur ses activités en Syrie.

« C’est une phase difficile », a reconnu Beat Hess dans cette interview à paraître lundi, estimant que c’était « un problème pour la réputation » du groupe, en particulier en France. « Il y a eu des erreurs inacceptables que le groupe regrette et condamne », a-t-il ajouté, jugeant qu’il s’était « sans doute retiré trop tard de Syrie ».

Soupçonné d’avoir indirectement financé Daesh

Trois cadres de Lafarge ont été mis en examen vendredi dans l’enquête sur les activités du groupe franco-suisse en Syrie, soupçonné d’avoir indirectement financé l’organisation Etat islamique pour faire tourner sa cimenterie dans le pays en guerre en 2013 et 2014.

Beat Hess, devenu président du conseil d’administration du groupe en mai 2016, a dit avoir « pleinement confiance en la justice française ». « Si nous pouvons l’aider, nous le ferons », a-t-il assuré, rappelant que le groupe avait diligenté une enquête interne dès la révélation du scandale, menée par plusieurs cabinets dont Baker McKenzie.